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Afrique australe : vers une interdiction des mines terrestres

24-04-1997 Communiqué de presse 97/15

Un séminaire régional d'experts des mines antipersonnel, qui s'est tenu du 20 au 23 avril à Harare (Zimbabwe), a fait le premier pas pour déclarer l'Afrique australe zone exempte de mines antipersonnel. Les experts sont parvenus à la conclusion que, bien que les mines antipersonnel soient susceptibles de servir des objectifs militaires limités, leur utilité est de loin dépassée par les conséquences horribles, sur le plan humanitaire, de leur emploi.

Des représentants officiels des milieux militaires et de la défense, ainsi que des hauts responsables des ministères des Affaires étrangères de chacun des 12 États de la Southern Africa Development Community (SADC), ont demandé à leurs gouvernements de mettre immédiatement un terme à tout nouveau déploiement de mines antipersonnel et de décréter des interdictions nationales relatives à l'emploi, à la production, au stockage et au transfert de ces armes.

Les participants ont instamment prié la SADC d'accorder une place importante de son ordre du jour à la question des mines antipersonnel et de se pencher de toute urgence sur plusieurs sujets : la formation conjointe en matière de déminage, la création d'une banque de données relatives aux mines antipersonnel, la promotion de la coopération en matière de technologie, et des programmes plus importants d'assistance aux victimes des mines.

En, outre, ils se sont déclarés en faveur d'une participation active à la conférence continentale sur les mines terrestres, qui sera réunie par l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à Johannesburg, en mai prochain. Lors de cette rencontre, plus d e 50 États membres seront exhortés à signer, lors d'une conférence qui se tiendra à Ottawa (Canada) à la fin de cette année, un traité international interdisant les mines antipersonnel.

Le séminaire de Harare a été organisé par le CICR, avec le soutien de l'OUA et du gouvernement de la République du Zimbabwe.