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Zaïre : de retour à Kisangani

27-03-1997 Communiqué de presse 97/11

Les délégués du CICR sont retournés à Kisangani le 20 mars, pour la première fois depuis que les forces rebelles avaient pris la ville cinq jours auparavant. Ils y ont mené une mission d'évaluation pour permettre au CICR d'établir ses priorités opérationnelles. Ils ont découvert que quelque 25 000 personnes déplacées dans la région de Kisangani avaient besoin d'aide pour regagner leurs lieux d'origine. Une seconde priorité est l'accès aux détenus, dont de nombreuses personnes arrêtées lors de la chute de la ville.

Pendant que tout le personnel international du CICR, des Nations Unies et de diverses organisations non gouvernementales était retiré de Kisangani, la Croix-Rouge du Zaïre a travaillé sans relâche pour transférer des blessés vers les hôpitaux et donner des premiers secours. De retour à Kisangani maintenant, le CICR soutiendra entièrement l'activité médicale de la Croix-Rouge locale.

Pour rétablir les liens entre les personnes qui ont fui les combats et les membres de leurs familles restés sur place, le CICR va mettre sur pied un service de messages Croix-Rouge, conjointement avec la Croix-Rouge du Zaïre. Pour ceux qui décideront d'entreprendre le voyage long de 700 km, des postes de secours seront installés le long des principales routes menant vers l'est. Les plus vulnérables — notamment les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les blessés — seront transportés par camion, dans la mesure où l'état des routes le permettra.

Les délégués du CICR maintiennent leur présence à Lubumbashi, bien qu'ils passent la nuit à Ndola (Zambie), de l'autre côté de la frontière. Une partie du personnel basé à K inshasa a été redéployée à Brazzaville, capitale du Congo, pour y installer une base opérationnelle, au cas où la situation se détériorerait dans la capitale zaïroise.