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Timor-Est : retour du CICR à Dili

16-09-1999 Communiqué de presse 99/38

Deux délégués du CICR sont retournés à Dili, le 14 septembre, pour évaluerla situation humanitairesur place et rencontrer les autorités militaires afin de discuter des garanties de sécurité qui permettraient à l'institution de reprendre ses activités à Timor-Est.

Bien que les délégués aient reçu des assurances de la part des militaires, les problèmes de sécurité à Dili et dans les environs subsistent. En effet, les deux délégués ont été frappés par les destructions qu'ils ont vues et par le désespoir des personnes encore présentes dans la capitale, qui ont un urgent besoin d'assistance. Tout comme les bureaux du CICR, la plupart des maisons de la ville ont été pillées et incendiées.

S'il n'a pas encore été possible d'organiser une vaste opération de secours, les deux délégués on pu effectuer une petite distribution. Ils sont actuellement à la recherche d'entrepôts adéquats ainsi que d'établissements médicaux en mesure de donner des soins. Des avions seront affrétés pour acheminer à la fois les secours et les moyens logistiques nécessaires pour un retour plus complet du CICR à Timor-Est. Des équipes comprenant du personnel médical, des collaborateurs chargés des secours et de la logistique, des spécialistes en eau et assainissement, ainsi que du personnel administratif, se préparent à partir pour le territoire.

Parallèlement, des secours non alimentaires (couvertures, bâches goudronnées, ustensiles de cuisine, jerrycans, nattes, etc.) sont distribués à des personnes déplacées arrivées dans les districts de Belu et Atambua de Timor-Ouest, proches de la frontière avec Timor-Est, par une équipe de 20 personnes (dont du personnel médic al) du CICR et de la Croix-Rouge indonésienne. La situation sur le plan de la sécurité s'est révélée très précaire dans la zone frontalière – deux employés de Timor-Est du CICR ont été enlevés – et, en raison des menaces reçues, l'institution n'a pu avoir qu'un accès limité aux camps dans la région. Selon des chiffres officiels, quelque 200 000 personnes ont passé de Timor-Est à Timor-Ouest jusqu'ici. Plus de 70000 Timorais de l'Est ont cherché refuge dans plusieurs camps du district de Belu et 24 000 autres dans le district de Kupang. De nouvelles personnes déplacées continuent d'arriver et le CICR renforcera ses activités pour faire face aux besoins croissants.