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Le traité d'Ottawa entre en vigueur

01-03-1999 Communiqué de presse 99/10

Genève (CICR/Fédération) — Au nom des centaines de milliers de victimes de mines et des millions de personnes qui vivent chaque jour dans la terreur de ces engins mortels, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se félicitent aujourd'hui de tout cœur de l'entrée en vigueur de la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction (le traité d'Ottawa).

Ce traité — qui est entré en vigueur plus rapidement que tous les autres traités multilatéraux précédents relatifs aux armes — constitue, de la part des 134 États qui l'ont signé ou y ont adhéré à ce jour, une mesure globale prise pour faire face aux graves problèmes des mines terrestres. Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge félicite aujourd'hui les 65 États qui sont maintenant liés par le traité d'Ottawa et exhorte les 69 autres États signataires à faire de même de toute urgence. Ce traité constitue « la norme au regard de laquelle tous les efforts visant à mettre fin à cette tragédie humanitaire seront évalués », a déclaré le vice-président du CICR, Éric Roethlisberger, au cours d'une cérémonie qui s'est déroulée au siège des Nations Unies à Genève à l'occasion de l'entrée en vigueur du traité. M.Roethlisberger a mis en évidence la tâche colossale qui attend les États, les institutions internationales et les organisations non gouvernementales pour faire en sorte que le traité d'Ottawa devienne juridiquement contraignant dans le monde entier et soit pleinement mis en œuvre dans les communautés touchées par les mines. Il a pris l'engagement que le CICR y contribuerait.

« La tâche qui nous attend – assurer une universalisation et une mise en œuvre rapide du traité d'Ottawa – constitue une importante priorité pour les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge », a déclaré Mme Astrid N. Heiberg, présidente de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. « Ces Sociétés continuent à jouer un rôle essentiel en fournissant des conseils à leurs gouvernements quant à la législation à adopter sur le plan national pour assurer une rapide application des dispositions du traité, et en veillant à ce que le public n'oublie pas le sort tragique des victimes de mines. »

Le CICR mène actuellement 25 programmes d'appareillage orthopédique et de rééducation dans 13 pays (Afghanistan, Angola, Azerbaïdjan, Cambodge, Géorgie, Irak, Kenya, Ouganda, République démocratique du Congo, Rwanda, Soudan, Sri Lanka et Tadjikistan). Vingt-quatre projets du CICR dans 12 autres pays ont été remis jusqu'ici à des instances locales ou à des ONG internationales, bien qu'un grand nombre d'entre elles continuent à bénéficier d'une assistance financière et technique du CICR. Dans plusieurs pays, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, soutenues par leur Fédération internationale, viennent en aide aux victimes de mines grâce à des programmes de santé et de rééducation et à des programmes sociaux.

De 1979 à la fin de 1998, le CICR a produit plus de 130 000 prothèses, plus de 175 000 paires de béquilles et près de 9 000 fauteuils roulants. Rien qu'en 1998, il a fabriqué plus de 11 500 membres artificiels dont plus de 6 500 étaient destinés à des victimes de mines. Pendant la même année il a produit plus de 17 200 paires de béquilles et plus de 700 fauteuils roulants.

En outre le CICR et les Sociétés nationales mènent des programmes de prévention c ontre les dangers des mines dans plusieurs pays afin de réduire le nombre des incidents dus à ces engins dans les régions touchées par ce fléau.