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Genève : appel urgent du CICR pour un soutien financier

20-02-1997 Communiqué de presse 97/07

Le CICR a présenté, la semaine dernière, à ses principaux donateurs ses demandes budgétaires pour 1997. Jean de Courten, directeur des opérations, a demandé instamment une réponse généreuse, soulignant que l'institution souhaitait éviter de se voir contrainte de choisir parmi les victimes celles auxquelles elle pourrait apporter son assistance, compte tenu du manque de moyens financiers nécessaires pour remplir entièrement son mandat. L'année dernière, la Tchétchénie, la région des Grands Lacs en Afrique, l'ex-Yougoslavie, l'Afghanistan, Sri Lanka, le Pérou, Timor-Est, la Colombie et la Sierra Leone ont connu des situations tragiques. Souvent, le CICR a été l'un des seuls acteurs de l'humanitaire menant à bien une action qui était unique dans de nombreux cas. Ces exemples ont illustré la nécessité de la présence d'une organisation humanitaire indépendante et impartiale, et ont prouvé que celle-ci avait besoin du soutien financier de la communauté internationale.

Des appels spécifiques pour des contributions financières aux opérations du CICR en 1997 ont déjà été lancés en décembre dernier. Le CICR demande 142 millions de francs suisses pour son budget siège et 674 millions de francs suisses (dont un appel spécial de 31,9 millions pour ses activités au Zaïre) pour le budget terrain.

La plus grande partie du budget terrain est allouée à l'Afrique : 268,2 millions de francs suisses (41,2%). Viennent ensuite l'Europe orientale et l'Asie centrale, avec 128 millions de francs (20%) et l'Asie avec 110 millions (17%). Actuellement, les opérations dont les budgets sont les plus élevés pour 1997 sont celles menées au Rwanda (67 millions de francs) et en Afg hanistan (61 millions).

Les budgets 1997 sont plus importants pour les activités traditionnelles du CICR, comme celles visant à prévenir les violations du droit international humanitaire, et la coopération avec les Sociétés nationales. Cela traduit l'importance que le CICR attache, d'une part, au fait que les personnes vivant dans les régions où il travaille connaissent mieux l'organisation, ses valeurs et ses principes et, d'autre part, au renforcement du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge dans son ensemble.

Lors de la clôture de ses comptes de 1996, le CICR a constaté un déficit de 20 millions de francs suisses pour son budget terrain. " Nous sommes bien entendu préoccupés par les résultats financiers définitifs de 1996 " , a déclaré Jean-Marc Bornet, nouveau chef du Département des ressources extérieures, " bien que plus de huit des 20 millions représentaient le déficit reporté de 1995. " Il a toutefois souligné qu'il fallait prendre des mesures immédiates pour mettre un terme à cette tendance déficitaire. M. Bornet a précisé que le CICR allait s'efforcer de trouver de nouveaux donateurs, tant parmi les gouvernements que dans le secteur privé.