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Timor-Ouest : la Croix-Rouge améliore les conditions de vie dans les camps

19-11-1999 Communiqué de presse 46

Le CICR et la Croix-Rouge indonésienne gèrent actuellement 12 postes de santé dans les camps pour personnes déplacées de la région d'Atambua, proche de la frontière avec Timor-Est. Ces postes, où travaille du personnel infirmier de la Société nationale, sont ouverts 24 heures sur 24, chacun traitant une centaine de patients par jour.

Pour couvrir les besoins des 12 postes, quatre médecins travaillent en équipes. Selon le docteur Ilham Chaidin, de la Croix-Rouge indonésienne, les maladies les plus répandues sont les infections respiratoires , le paludisme et la diarrhée sanglante. Il ajoute que parmi les personnes traitées pour des diarrhées beaucoup sont des enfants de moins de cinq ans. C'est pourquoi des services de réhydratation seront également mis en place dans les prochains jours. De l'eau potable ainsi que des solutions de réhydratation orale y seront fournies, et les membres du personnel enseigneront à la population des camps les règles d'hygiène préventives et des pratiques saines en matière de santé communautaire. Ils circuleront aussi dans les camps pour encourager ceux qui y vivent à prendre des habitudes susceptibles de limiter la propagation des maladies.

« Les établissements médicaux locaux ont été complètement submergés par l'afflux de personnes déplacées », déclare Iyang Sukandar, sous-secrétaire général de la Croix-Rouge indonésienne, qui travaille à Atambua depuis le début du mois de septembre. « Nous sommes convaincus, ajoute-t-il, que les postes de santé ont contribué à limiter les maladies.»

Le docteur Jens Amlie, coordonnateur médical du CICR pour l'Indonésie, confirme que l es camps de réfugiés peuvent être des endroits très malsains. « Nous savons par l'expérience que nous avons acquise ailleurs dans le monde que les conditions de vie dans ces camps peuvent entraîner une incidence élevée de certaines maladies potentiellement mortelles », explique-t-il. «La surpopulation contribue à la propagation d'infections du système respiratoire supérieur, comme la pneumonie ; les eaux stagnantes et les abris de fortune augmentent les risques de paludisme ; de plus, des conditions sanitaires inadéquates et la pénurie d'eau potable provoquent une augmentation des cas de diarrhée. Tout cela est encore aggravé par une alimentation insuffisante et le stress que subissent les personnes qui ont dû quitter leurs foyers et se retrouvent dans des camps surpeuplés. Cela affaiblit le système immunitaire des gens et les rend plus vulnérables aux maladies. » Le docteur Amlie fait remarquer que les soins médicaux ne sont qu'un palliatif et qu'il faut des mesures préventives pour réduire l'incidence des maladies. C'est pourquoi le CICR et la Croix-Rouge indonésienne construisent des latrines supplémentaires dans les camps et fournissent des tablettes de chlore pour purifier l'eau destinée à la consommation. En outre, la Croix-Rouge acheminera davantage d'eau dans les camps et examine la possibilité de creuser des forages pour augmenter l'approvisionnement en eau.

Le docteur Amlie souligne le fait que le bien-être physique et le bien-être psychologique sont étroitement liés. Le stress auquel de nombreux habitants des camps sont soumis atteint maintenant un niveau critique. « Ils ont subi beaucoup d'épreuves, dit-il, et leur avenir reste incertain. Toutefois, la simple présence de services médicaux est réconfortante pour la population des camps et contribue à elle seule à réduire le stress. »