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Victimes de mines : le CICR lance un appel pour 18 millions de francs suisses

06-06-1997 Communiqué de presse 97/16

Genève (CICR) - Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a lancé aujourd'hui aux donateurs institutionnels -- gouvernements, organisations supranationales et Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge -- un appel spécial pour un montant de 18 millions de francs suisses (12,24 millions de dollars US). Les fonds serviront à fournir une assistance plus importante aux victimes de mines terrestres antipersonnel. Ils seront affectés aux 19 projets d'appareillage orthopédique mis en œuvre en Afghanistan, en Angola, en Azerbaïdjan, au Cambodge, en Géorgie, en Irak et au Rwanda, ainsi qu'aux programmes chirurgicaux destinés aux victimes de mines en Afghanistan et au Rwanda.

L'appel a été lancé aujourd'hui par Paul Grossrieder, directeur des Affaires générales du CICR, au cours d'une réunion des représentants de missions permanentes organisée à Genève. M. .Grossrieder a insisté sur la nécessité urgente de venir en aide aux victimes de l'épidémie de mines terrestres tout en déployant des efforts incessants pour parvenir à une interdiction totale de cette arme horrible.

Outre le financement de ses propres programmes et activités dans ce domaine, le CICR entend également, par cet appel, mobiliser un soutien financier destiné au Fonds spécial en faveur des handicapés, dont il est administrateur. Grâce à ce Fonds spécial , en effet, il est en mesure de suivre régulièrement sur place, dans 16 pays, la plupart des 26 projets qu'il a remis à des organisations locales, aux ministères de la Santé et des Affaires sociales ou à des organisations non gouvernementales sp écialisées, et de leur apporter l'assistance technique et matérielle nécessaire.

La crise des mines terrestres est reconnue à travers le monde comme ayant pris les proportions d'une véritable épidémie. Ces armes sont responsables des blessures de guerre les plus graves qui soient ; elles causent généralement des incapacités permanentes qui obligent les victimes à suivre des traitements de rééducation pendant toute leur vie.

Les enfants, amputés en pleine croissance, doivent se faire remplacer leurs membres artificiels tous les six mois ; pour les adultes, un remplacement est à prévoir tous les trois à cinq ans. Un enfant amputé à l'âge de dix ans aura donc besoin d'une quinzaine de prothèses pendant sa vie. Chacune coûtant en moyenne 180 francs suisses, cela représente un total de 2 700 francs -- autant dire un obstacle financier insurmontable dans des pays où le revenu moyen par habitant est peut-être de 15 à 25 francs suisses par mois. Dans de tels cas, il ne reste que la solution des béquilles.