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Sri Lanka : assistance agricole : une nouvelle approche

07-08-1997 Communiqué de presse 97/30

En raison du conflit qui oppose le gouvernement sri-lankais et les Tigres de libération de l'Eelam tamoul (LTTE), la production agricole et la pêche ont diminué d'une manière générale depuis 1987 dans les provinces de l'est et du nord, notamment dans les régions contrôlées par les forces d'opposition.

Récemment, le CICR a donc décidé de réexaminer le programme d'assistance qu'il mène depuis 1996 dans les domaines de l'agriculture et de la pêche, afin de trouver le meilleur moyen d'assurer le bien-être économique de la population vivant dans ces régions. De l'avis unanime d'agriculteurs, d'ONG ainsi que de représentants de l'État et du LTTE, le système d'irrigation existant avait grand besoin d'être réparé. Ce problème était encore accentué par la sécheresse qui continuait de sévir dans l'est de l'île depuis 18 mois. Compte tenu des conditions de sécurité précaires, les services publics chargés d'en assurer la maintenance n'ont pas reçu les fonds alloués dans le cadre du programme national de réhabilitation des systèmes d'irrigation financé par la Banque mondiale.

Par ailleurs, ces mêmes provinces ont connu une pénurie de semences, étant donné que les agriculteurs avaient des difficultés pour passer leurs commandes et payer à l'avance le département des services agraires. Un autre problème est le manque d'informations qui inciteraient les agriculteurs à utiliser des engrais naturels plutôt que des engrais chimiques.

Compte tenu de tous ces facteurs, il a été décidé de mettre l'accent non plus sur la distribution de l'assistance, mais sur l'aide aux départements de l'irrigation, de l'agriculture, des services agraires et de la pêche pour qu'ils s'acquittent de leurs tâches respectives. Le CICR entend y parvenir en proposant ses bons offices, puisque sa neutralité est connue, qu'il a accès aux régions aux mains de l'opposition et qu'il entretient des relations avec les deux parties au conflit. Il aidera les divers départements à prendre les dispositions nécessaires pour assurer la sécurité, obtenir des permis, transporter le matériel dans les régions sous le contrôle du LTTE, et contribuera ainsi dans l'ensemble à créer un climat de confiance. On peut espérer que cette stratégie permettra d'augmenter de manière significative le nombre de terres cultivées et d'accroître la production alimentaire, dont pourraient surtout bénéficier les nombreuses personnes extrêmement démunies qui vivent dans ces provinces.