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Afrique Australe : pour une zone exempte de mines antipersonnel

05-03-1997 Communiqué de presse 97/08

Neuf Sociétés nationales des pays d'Afrique australe se sont réunies à Maputo dans la semaine du 24 février, à l'invitation du CICR. Leur objectif était de mettre au point une stratégie régionale dans le cadre de la campagne mondiale du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge demandant une interdiction immédiate de l'emploi, de la production, du stockage et du transfert des mines terrestres antipersonnel.

Dans une déclaration commune adoptée par la réunion, 12 Sociétés nationales de la Croix- Rouge ont demandé instamment à tous les pays d'Afrique australe ce qui suit : participer activement à l'action du Groupe d'Ottawa, qui rassemble les États favorables à une interdiction mondiale des mines antipersonnel ; apporter leur appui à l'action menée en vue de la conclusion, le plus tôt possible, d'un traité international prohibant la production, le stockage, le transfert et l'emploi des mines antipersonnel ; travailler en vue de la création d'une zone entièrement exempte de mines antipersonnel en Afrique australe ; et adopter et mettre en œuvre une législation nationale interdisant les mines terrestres antipersonnel.

Le CICR espère que cette déclaration suscitera des initiatives similaires sur le continent africain et dans le monde entier. Les décisions prises récemment par l'Afrique du Sud et le Mozambique en vue d'interdire l'emploi des mines antipersonnel constituent un pas important sur la voie de la création d'une zone exempte de mines dans la région et le CICR demande instamment à d'autres États de prendre des actions analogues. La création d'une telle zone en Afrique australe exigera toutefois le sout ien actif de la communauté internationale en matière de déminage et de destruction des stocks existants de mines antipersonnel.

Le CICR et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge étaient présents à Maputo pour participer à la 4e Conférence internationale des ONG sur les mines, qui s'est tenue du 25 au 28 février. La Conférence a réuni plus de 450 représentants d'organisations non gouvernementales locales et régionales, de gouvernements de la région et de gouvernements donateurs, et des représentants des médias de plus de 60 pays, africains pour la plupart. La réunion a porté essentiellement sur la question des mines terrestres dans le monde et le problème que posent ces armes sur le plan régional en Afrique australe. Elle faisait partie du " Plan d'action " du Groupe d'Ottawa, composé des 50 États qui se sont engagés à œuvrer ensemble pour obtenir une interdiction des mines antipersonnel.