Page archivée: peut contenir des informations obsolètes
  • Envoyer
  • Imprimer

Philippines : le CICR et la Croix-Rouge philippine assistent 1000 familles déplacées à Jolo

21-12-2000 Communiqué de presse 00/49

L'île de Jolo, dans le sud-ouest des Philippines, a fait la une des médias internationaux en avril lorsque les rebelles d'Abu Sayyaf ont enlevé un groupe de touristes occidentaux, qui ont finalement été libérés. Mi-septembre, les forces armées philippines ont lancé une offensive de grande envergure qui a entraîné un déplacement massif de la population. Ce n'est qu'à la mi-novembre toutefois qu'une équipe conjointe du CICR et de la Croix-Rouge philippine a pu procéder à une évaluation des besoins, après avoir reçu des forces armées l'autorisation de se déplacer sans escorte.

L'équipe a découvert qu'un millier de familles déplacées vivaient encore dans 19centres d'accueil, des tentes ou des écoles, pour la plupart dans des conditions déplorables. Elle a immédiatement commencé à distribuer des secours (bâches de plastique et moustiquaires pour les bébés), à mener des activités en matière d'eau et d'assainissement (désinfection, construction de latrines, creusement de fosses pour les ordures), et a organiser des séances d'information sur le droit international humanitaire.

Le personnel médical du CICR et de la Société nationale a également donné des soins d'urgence aux personnes déplacées. Il s'agissait notamment d'enfants atteints de rougeole à la suite d'une flambée de la maladie qui menaçait de donner lieu à une épidémie. En outre, le CICR a traité quatre patients dont l'état exigeait une intervention chirurgicale (des civils blessés par balle ou pas des éclats d'obus). Le CICR examine maintenant la possibilité de renforcer l'infrastructure médicale à Jolo, où il n'y a pas de chirurgien permanent et où règne un man que chronique de médicaments de première nécessité, de matériel de désinfection et de pansements.

L'armée philippine a récemment intensifié ses opérations dans les villes de Patikul et Talipao. Par conséquent, deux centres d'accueil hébergeant 244 familles déplacées ont été déclarés interdits d'accès. Le CICR et la Croix-Rouge philippine espèrent toutefois pouvoir y fournir une assistance d'ici janvier.