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L'ex-République yougoslave de Macédoine : évacuation de civils par le CICR

28-03-2001 Communiqué de presse

Skopje (CICR) – Une équipe du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a pu accéder hier à une région affectée par les récents combats pour évacuer 28 civils du village isolé de Vesala, dans les environs de Tetovo.

Le CICR était la première organisation internationale à atteindre des villages isolés, qui étaient entièrement coupés du monde depuis deux semaines en raison des combats entre les forces de sécurité macédoniennes et des groupes armés d'Albanais de souche. La situation en matière de sécurité avait fait échouer les tentatives précédentes, en dépit de l'accord des autorités. Les civils évacués – essentiellement des femmes, des enfants et des personnes âgées – avaient fui leurs villages des environs pour échapper aux combats et s'étaient joints à d'autres personnes déplacées à Vesala, près de la frontière avec le Kosovo. Tous les évacués souhaitaient rejoindre des proches à Tetovo et aux alentours.

Des villageois de Vesala ont fait savoir au CICR qu'ils n'avaient pas d'électricité depuis dix jours et commençaient à manquer de vivres parce qu'ils étaient coupés de leurs voies habituelles d'approvisionnement et parce qu'ils avaient hébergé de nombreuses personnes déplacées venant des villages voisins et qui seraient en route vers le Kosovo. Les structures de santé commençaient à manquer de médicaments de première nécessité. Le CICR prend de toute urgence des mesures pour venir en aide aux personnes qui sont le plus dans le besoin. Parallèlement, son personnel basé à Tetovo poursuivra ses efforts pour obtenir l'accès à d'autres villages affectés, afin d'y évaluer la situation.

Après être arrivés à Teto vo en fin d'après-midi, et après un bref contrôle de police, les évacués ont été amenés par le CICR au domicile de proches. «Les gens ont été extrêmement soulagés », a expliqué le délégué Marcel Schroll, qui a dirigé l'opération. « Ils se sont littéralement précipités hors de chez eux pour nous accueillir. Ils avaient naturellement eu peur à cause des événements et avaient nettement besoin d'une assistance humanitaire, que nous nous efforcerons d'acheminer le plus rapidement possible. Pour nous, c'était un test important en termes de sécurité. Si la situation n'empire pas, nous devrions pouvoir continuer à nous rendre dans ces villages, ce qui est très utile. »