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Yougoslavie/Kosovo : adieux émouvants

19-10-2001 Communiqué de presse 01/41

Les résidants et le personnel de l'institut spécialisé pour handicapés mentaux et handicapés moteurs de Shtime/Stimlje (Kosovo), les collaborateurs de la Croix-Rouge de Norvège et du CICR, tous étaient réunis aux premières heures de ce 5 octobre pour faire leurs adieux à Jelena, Olga et Dure. Après plus de cinq ans passés à l'institut, les deux sœurs s'en allaient pour Novi Sad, dans le nord de la Yougoslavie, tandis que Dure, lui, prenait la route de Banja Luka (Bosnie-Herzégovine).

Silencieux et inquiets, tous les trois écoutaient les paroles rassurantes du directeur. C'est le docteur Marcos Pisaca, psychiatre de la Croix-Rouge de Norvège qui travaille à l'institut depuis deux ans et est très apprécié de tous ses patients, qui allait les accompagner dans leur long voyage de retour dans leur foyer. «Ce sont des moments d'intense émotion », a-t-il déclaré, reprenant à son compte le sentiment général des personnes rassemblées à cette occasion. « Pour ces personnes, se rapprocher de leurs familles c'est en même temps abandonner un milieu qu'elles connaissent bien. Je ne pense pas, cependant, que Jelena, Olga et Dure auront trop de difficultés à s'adapter à la vie de tous les jours, étant donné qu'ils ont bien réagi aux traitements qu'ils ont suivis. »

Grâce à son service de messages familiaux, le CICR a pu faire en sorte que les résidants de l'institut restent en contact avec leurs proches dans toute l'ex-Yougoslavie. Au total, plus de 200 messages Croix-Rouge ont été échangés cette année et 13 familles réunies.

L'institut, qui n'accepte plus aujourd'hui que des patients originaires du Kosovo, compte a ctuellement quelque 240 résidants. En août 1999, époque où l'institut traversait une phase très critique, la Croix-Rouge de Norvège, en coopération avec le CICR, alancé un programme de grande envergure visant à améliorer les conditions générales de vie et à garantir aux patients des soins et des traitements de meilleure qualité. Le programme, qui s'achèvera à la fin de l'année, comporte notamment la remise à neuf des bâtiments, la création d'une unité de réadaptation, la formation du personnel et l'introduction de diverses activités d'ergothérapie destinées aux patients.