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Afghanistan : le CICR demande à toutes les parties au conflit de respecter le droit international humanitaire

24-10-2001 Communiqué de presse 01/47

Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), promoteur et gardien du droit international humanitaire, est de plus en plus préoccupé par les conséquences humanitaires de la guerre en Afghanistan. Il rappelle à toutes les parties concernées – les talibans, l'Alliance du Nord et la coalition dirigée par les États-Unis – leur obligation de respecter et de faire respecter le droit international humanitaire.

Parmi les principes essentiels du droit international humanitaire figure l'obligation de traiter avec humanité en toutes circonstances les personnes qui ne prennent pas part aux hostilités : elles ne doivent pas subir les effets de la violence, elles ne peuvent être déplacées de force et leurs biens doivent être respectés. Les menaces contre leur vie, leur intégrité physique et leur dignité sont interdites. Les attaques contres les civils sont prohibées, tout comme les attaques qui frappent sans discrimination. Dans le cours des opérations militaires, toutes les parties ont l'obligation de prendre toutes les précautions possibles pour éviter les victimes civiles et les dommages aux infrastructures civiles.

Les parties belligérantes ont le devoir de veiller à ce que les besoins essentiels de la population civile se trouvant dans le territoire sous leur contrôle soient couverts dans la mesure du possible, et de permettre le passage des secours indispensables destinés aux civils. Elles doivent autoriser et faciliter les opérations de secours humanitaires impartiales et garantir la sécurité du personnel médical et du personnel humanitaire. Elles doivent veiller à ce que les malades et les blessés aient accès à des soins médicaux adéquats. Les emblèmes de la croix ro uge et du croissant rouge doivent être respectés par toutes les parties.

Toutes les personnes détenues ne doivent pas faire l'objet de mauvais traitements et doivent être protégées contre de tels actes, quelles que soient les circonstances et leur appartenance. Les combattants capturés par les forces ennemies dans le conflit armé international entre les talibans et la coalition dirigée par les États-Unis doivent être traités conformément aux dispositions de la IIIeConvention de Genève et les civils détenus par une partie dont ils ne sont pas des ressortissants doivent traités en conformité avec la IVeConvention de Genève. Par conséquent, le CICR doit avoir l'autorisation de les visiter.

Le CICR poursuit ses activités pour porter assistance à la population civile et aux blessés de guerre en Afghanistan, par l'intermédiaire de son personnel local et en coopération avec le Croissant-Rouge afghan. Les hôpitaux et dispensaires soutenus par le CICR continuent à fonctionner, tout comme les centres d'appareillage orthopédiques de l'institution. Au cours des deux dernières semaines, des convois transportant des secours médicaux du CICR sont arrivés à Kaboul, en provenance Peshawar, et ont repourvu les stocks des hôpitaux soutenus par l'institution dans la capitale. À Kandahar, Kaboul et Herat, le service d'ambulances du Croissant-Rouge afghan, qui est soutenu par le CICR, transporte les blessés vers les hôpitaux. Par ailleurs, le personnel du CICR met en place des stocks de secours en Iran, au Turkménistan, au Tadjikistan et au Pakistan.

Le CICR s'engage à assumer les responsabilités qui lui incombent, en étroite coopération avec ses partenaires du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.