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Israël, les territoires occupés et les territoires autonomes : visites de familles à des détenus en Israël

07-02-2002 Communiqué de presse 02/06

Le programme de visites familiales du CICR permet à des personnes vivant dans la bande de Gaza et en Cisjordanie de voir leurs parents détenus en Israël. Le programme, qui a débuté en 1969, a été interrompu à plusieurs reprises, surtout pendant les 16 mois qui ont suivi le début de la deuxième Intifada. Mais quand il fonctionne, quelque 8000 personnes visitent les membres de leur famille chaque mois.

À Gaza, le programme se déroule plus ou moins sans entraves depuis août dernier, à l'exception d'une interruption de deux semaines début décembre. Depuis, les visites ont eu lieu presque chaque jour. En Cisjordanie, le programme a été suspendu fin août par les autorités israéliennes, mais il devrait reprendre en février.

Les visites sont soumises à des règles strictes. Les hommes âgés de 16 à 40 ans ne sont pas autorisés à y participer. Aussi la grande majorité des résidants de Gaza – ils sont près de 2 500 – qui visitent chaque mois des parents détenus en Israël sont des personnes âgées ou des femmes accompagnées de jeunes enfants.

Umm Jaber a 75 ans. Cela fait des mois qu'elle n'est pas autorisée à visiter son fils adoptif. À la fin de l'année dernière, elle a enfin reçu l'autorisation nécessaire et, en janvier, elle lui a rendu visite deux fois.

« C'est le troisième plus beau jour de ma vie », s'est-elle écriée quand elle a appris la nouvelle. « Le premier, c'était quand mon autre fils est sorti de prison, le deuxième quand je suis allée à la Mecque. »

Elle a demandé à le visiter une nouvelle fois, mais sa requête a été rejetée.

La frustration des fami lles qui sont empêchées de voir leurs proches est perceptible. Des dizaines de personnes se rassemblent chaque lundi matin au bureau du CICR à Gaza. Elles sont rejointes par d'autres familles qui réclament la libération de leurs parents. Armées de bannières, elles s'entassent sur la terrasse du bureau du CICR ou s'installent sur des bancs dans le jardin, sous les oliviers, pour manifester pacifiquement pendant presque toute la matinée.

En 2001, le CICR a facilité en moyenne 25 visites par mois de résidants de la bande de Gaza dans 13 lieux de détention en Israël.