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Conférence parlementaire africaine sur le Droit international humanitaire pourla protection des populations civiles en cas de conflit armé en Afrique*Niamey, 18-20 février 2002

18-02-2002 Déclaration

* parrainée par l’Assemblée Nationale du Niger  

  Message d’ouverture du Dr. Jakob Kellenberger, Président du CICR, présenté par Arnold Luethold, Directeur-Adjoint de la Division des Organisations Internationales  

Monsieur le Président de République,

Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Permettez-moi tout d’abord d’adresser mes sincères remerciements au Parlement du Niger et à l’Union parlementaire africaine pour avoir convoqué cette importante Conférence et pour avoir associé le Comité international de la Croix-Rouge à sa préparation. Permettez-moi également de saluer très chaleureusement tous les participants dont la présence à Niamey témoigne de l’engagement à la promotion du Droit international humanitaire.

Selon l’Institut international pour les Etudes stratégiques de Londres, il a eu 56 conflits armés majeurs dans 44 contextes différents de par le monde durant la décennie qui a suivi la fin de la guerre froide, de 1990 à 2000. 19 de ces conflits étaient situés en Afrique. Au tournant du millénaire, l’Afrique sub-saharienne à elle seule, était le théâtre de plus de la moitié de tous les conflits armés, dont certains des plus meurtriers. Depuis la fin de la guerre froide, trois quarts des pays de la région ont été engagés dans des conflits armés, ou autrement confrontés à une menace importante de la part de groupes armés. Un tiers des 15 millions de réfugiés actuellement recensés dans le monde vivent en Afrique et des mi llions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leurs propres pays. L’insécurité de ces personnes est aggravée par le fait que 20 millions de mines antipersonnel sont enfouies dans le sol africain.

Cette Conférence nous donne l’occasion de réaffirmer notre conviction commune que les dispositions du Droit international humanitaire visant à protéger les personnes civiles en situation de conflit armé doivent être respectées en toutes circonstances. Cette Conférence devrait réaffirmer qu’il y a des limites à la guerre et à la violence. Elle devrait enfin exprimer notre détermination à oeuvrer ensemble pour assurer le respect du droit, afin de protéger la vie et la dignité de chaque femme, de chaque homme et de chaque enfant en toutes circonstances.

Je suis convaincu que cette Conférence marquera le début d'un processus qui sera suivi dans toute l'Afrique, tant au niveau national qu'aux niveaux régional et sous-régional, et qu'une étape déterminante sera franchie pour favoriser l’allégement de la souffrance des victimes civiles des conflits armés.

J’aimerais aussi exprimer ma gratitude au Canada, à la Norvège, et à la Suisse, trois Etats qui, par leur généreux appui à l’organisation de cette Conférence, ont marqué leur engagement et leur foi en un avenir meilleur pour l’Afrique.

Permettez-moi enfin de souhaiter plein succès à cette Conférence et de vous assurer du soutien du CICR à une meilleure protection des populations civiles en situation de conflits armés.

Je vous remercie.