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Maroc/Sahara occidental : le CICR rencontre quelque 400 familles de prisonniers marocains aux mains du Front Polisario

21-02-2002 Communiqué de presse 02/08

Zohra aura 24 ans l'été prochain et attend toujours de rencontrer son père. Née en 1978, soit trois ans après le début du conflit du Sahara occidental et quelques semaines après la capture de son père, elle ne le connaît que par les lettres et les photos qu'elle reçoit de lui par le biais du CICR. Après tant d'années d'absence, elle ne sait plus quoi écrire à ce père qu'elle n'a jamais vu et se demande si elle le connaîtra un jour. Comme Zohra, ils sont des milliers d'enfants qui ont grandi sans leur père, d'épouses qui attendent le retour de leur mari, de mères dont le seul souhait est de revoir leur fils avant de mourir, de pères, de frères ou de sœurs pour qui l'attente est interminable.

Entre le 3 et le 14 février, deux délégués du CICR ont rencontré les familles de 396 des 1362 prisonniers marocains toujours aux mains du Front Polisario dans la région de Tindouf (Algérie). Ces visites étaient organisées en coopération avec le Croissant-Rouge marocain et avec le soutien de la Gendarmerie royale, des œuvres sociales des Forces armées royales et de diverses autorités locales marocaines. Les délégués du CICR se sont efforcés de réconforter les familles et leur ont donné des informations sur leur parent captif. Ils ont également collecté des lettres et pris des photos des proches afin de les transmettre aux prisonniers.

Le CICR est gravement préoccupé par l'état de santé physique et psychique de ces 1362prisonniers qui ne cesse de se détériorer. Parmi ces prisonniers, 916 furent capturés il y a plus de 20 ans, ce qui fait d'eux les plus anciens prisonniers du monde capturés dans le cadre d'un conflit armé.

Suite au rapatriement de 115 prisonniers, le 17 janvier dernier, qui avait rendu l'espoir à de nombreuses familles, le CICR réitère son appel pour que tous les prisonniers encore en captivité soient libérés.