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Niger : une conférence africaine s'engage en faveur d'une plus grande protection des civils

21-02-2002 Communiqué de presse 02/15

Genève (CICR) – La première Conférence sur le droit international humanitaire pour la protection des populations civiles en cas de conflit armé en Afrique organisée par l'Union parlementaire africaine a pris fin, le 20 février, avec l'adoption d'une déclaration finale *.

La Conférence, qui a eu lieu à Niamey (Niger), a rassemblé des délégations de parlementaires des pays suivants : Algérie, Angola, Burkina Faso, Cameroun, Cap Vert, République du Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Érythrée, Éthiopie, Gabon, Guinée, Kenya, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, Sénégal, Soudan, Rwanda et Tunisie.

Pendant la Conférence, les participants ont échangé leurs points de vue sur la protection des personnes vulnérables dans les situations de conflit armé et ont examiné des mesures parlementaires susceptibles d'alléger leur sort.

La Déclaration finale met l'accent sur la préoccupation des parlementaires devant la prolifération des conflits armés et d'autres formes de violence en Afrique, qui causent d'immenses souffrances parmi les civils et violent les normes du droit international humanitaire. Elle indique aussi qu'il ne peut y avoir de meilleure prévention que la bonne gouvernance, l'autorité de la loi et le respect des droits de l'homme.

Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) demande instamment aux parlementaires de donner suite à leurs engagements. Il leur demande notamment de jouer le rôle important qui est le leur en encourageant les États à adhérer aux traités de droit international humanitaire et à faire en sorte que ces traités transparaissent dans la législation nationale et soient pleinement mis en œuvre. Les participants se sont en outre engagés à accorder une attention particulière au sort tragique des réfugiés et des personnes déplacées et à empêcher le recrutement à des fins militaires d'enfants de moins de 18 ans.

Un des objectifs de la Conférence était d'encourager les parlementaires à utiliser tous les moyens à leur disposition pour faciliter les débats parlementaires sur les traités de droit international humanitaire et à veiller à ce que les États et toutes les parties à un conflit armé remplissent leurs obligations, en particulier qu'ils respectent les droits des victimes et la dignité de toutes les personnes.

Les participants se sont aussi engagés à donner aux organisations humanitaires indépendantes, notamment au CICR, aux Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et à leur Fédération internationale, ainsi qu'au Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), le libre accès en période de conflit armé aux populations civiles dans le besoin et à faciliter la libre circulation des secours humanitaires.

Afin de maintenir l'élan donné par la Conférence – la première du genre – et de susciter d'autres débats sur le droit international humanitaire et les questions connexes, les parlementaires ont demandé à l'Union parlementaire africaine de créer un comité de coordination chargé des activités de suivi.

*www.uafparl.org, www.ipu.org/