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Israël, les territoires occupés et les territoires autonomes : la laborieuse distribution des médicaments

28-02-2002 Communiqué de presse 02/09

Une des conséquences les plus pénibles de la politique de bouclage imposée par Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza est l'entrave à la liberté de circulation des personnes et des biens. C'est particulièrement le cas dans la zone bouclée d'Al-Mawasi (bande de Gaza), où vivent 7000 Palestiniens pris en sandwich entre la mer Méditerranée et la colonie israélienne de Gush Katif, elle-même séparée du reste de la bande de Gaza par une clôture massive.

Pour que les communautés qui subissent les effets du bouclage puissent recevoir dans les temps les soins médicaux dont elles ont besoin, le CICR apporte son soutien au ministère palestinien de la Santé et aux services médicaux locaux en facilitant le transport des médicaments, des vaccins et autres secours médicaux dans les villes et autres régions soumises au bouclage. Cette assistance est fournie ponctuellement aux villes de Cisjordanie et une fois par mois à Al-Mawasi.

Le mercredi 20 février était la date fixée ce mois-ci pour la visite à Al-Mawasi. Alors qu'en temps ordinaire, il faut moins d'une demi-journée pour l'aller-retour à partir du bureau du CICR situé dans la ville de Gaza, le voyage cette fois a duré plus de neuf heures, et cela, pendant une des pires semaines de violence enregistrée depuis le début de l'actuelle Intifada.

Pour parvenir aux deux centres de santé d'Al-Mawasi, il faut passer en tout 11 points de contrôle, dont un que l'on passe trois fois. À chaque contrôle, les véhicules et leur contenu, ainsi que les effets personnels, sont vérifiés par des soldats. La semaine dernière, peut-être à cause de la tension accrue qui règne dans toute la bande de Gaza, ces contrôl es ont été encore plus stricts que d'habitude.

«Je commençais à me demander si on arriverait aux dispensaires avant la tombée de la nuit», a déclaré Catherine Boschert, chargée de liaison du CICR sur le terrain pour le sud de la bande de Gaza et responsable des médicaments. «Nous n'avions aucune idée du temps qu'il faudrait pour passer chaque barrage.»

Finalement, l'équipe est arrivée au premier centre de santé à 15 h 30, ce qui laissait juste le temps pour livrer les secours, continuer vers le deuxième dispensaire et repartir avant que la barrière qui donne accès à Al-Mawasi ne ferme à 17 h 30 pour la nuit.

En plus des voyages qu'il effectue chaque mois à Al-Mawasi, le CICR a acheminé, au cours des trois derniers mois, 19 camions de médicaments dans plusieurs villes de Cisjordanie (Naplouse, Jenin, Tulkarem, Hébron, Qalqilya et Salfit). Tous ces voyages vers Al-Mawasi sont organisés au préalable avec l'administration civile israélienne.