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Le traité d'Ottawa a trois ans

28-02-2002 Communiqué de presse 02/09

Le 1er mars marquera le troisième anniversaire de l'entrée en vigueur du traité d'Ottawa qui interdit les mines antipersonnel, dans le but de mettre fin à ce que le CICR a appelé «l'épidémie mondiale» des blessures par mines. Le traité interdit l'emploi, la production, le stockage et le transfert des mines antipersonnel et exige la destruction des stocks existants.

Pour éradiquer le fléau que représentent les mines antipersonnel, le traité prescrit des mesures spécifiques qu'il faut appliquer dans des délais fixés. Une disposition importante concerne l'obligation faite aux États liés par le traité de détruire leurs stocks dans un délai de quatre ans. Le 1er mars 2003, les 45 premiers États parties auront donc dû s'acquitter de cette obligation. À ce jour, 31 pays ont annoncé qu'ils avaient détruit la totalité de leurs stocks, tandis que 22 autres s'emploient à éliminer les leurs. Le respect de cette disposition est capital si l'on veut empêcher l'emploi ou le transfert des millions de mines actuellement stockées. D'ici 2009, les pays infestés par les mines antipersonnel devraient être débarrassés de ces engins. En vertu du traité, les autres pays sont tenus de les aider dans leurs efforts.

Au total, 122 pays sont aujourd'hui pleinement liés par le traité d'Ottawa ; 20 autres l'ont signé mais ne l'ont pas encore ratifié. Le CICR demande régulièrement aux gouvernements qui ne l'ont pas encore fait d'adhérer au traité dans les meilleurs délais. Il est persuadé que l'objectif ultime que poursuit la communauté internationale, à savoir l'élimination complète des mines antipersonnel, sera à la longue atteint. Chaque anné e, le nombre des États parties augmente ; pendant ce temps, les gouvernements coordonnent leurs efforts pour veiller à l'application du traité. Dans les pays qui en appliquent activement toutes les dispositions, le CICR a constaté une baisse spectaculaire du nombre des blessés par mines.

Malgré les progrès accomplis, les mines antipersonnel continuent de tuer et de mutiler d'innombrables personnes dans plusieurs parties du monde. En Afghanistan – qui est un des pays les plus touchés par les mines et les munitions non explosées –, ces armes continuent de faire beaucoup de victimes parmi les civils, et plus particulièrement parmi les personnes déplacées et les réfugiés qui retournent dans leur village. Pour prévenir les accidents, le CICR réalise au niveau local des programmes de prévention contre les dangers des mines dans tout le pays. Afin d'aider les victimes de mines, il apporte un soutien de poids aux services médicaux et gère six ateliers d'appareillage orthopédique et de rééducation physique à Kaboul, Mazar-i-Sharif, Herat, Jalalabad, Gulbahar et Faizabad. En 2001, ces ateliers ont fabriqué quelque 4 000 membres artificiels. Ils donnent aussi des soins orthopédiques aux nouveaux patients et à d'autres qui reviennent pour faire remplacer leur prothèse.

Pour toute information complémentaire sur les conséquences des mines terrestres dans le monde, veuillez consulter le site www.cicr.org/fre/mines