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Syrie : deux mariages célébrés dans le Golan

28-03-2002 Communiqué de presse 02/13

Les délégations du CICR à Damas et Tel-Aviv ont organisé, le 21 mars, la tenue de deux mariages entre des personnes vivant de part et d'autre de la ligne de démarcation qui divise le Golan. Les ressortissants syriens qui vivent sur le plateau syrien du Golan occupé par Israël ne sont en principe pas autorisés à pénétrer sur le territoire contrôlé par les Syriens et sont donc séparés de leur famille depuis 34 ans. C'est la raison pour laquelle ces mariages sont organisés sous les auspices du CICR.

Les deux futures mariées, dans leur robe blanche, et leurs familles venaient du côté de la ligne de démarcation placé sous contrôle syrien. Un des futurs mariés, accompagné lui aussi de sa famille, venait du Golan occupé ; l'autre était trop malade pour faire le voyage. Des délégués du CICR ont escorté les deux groupes jusqu'au lieu de rencontre, dans l'étroite bande de terre située entre les derniers avant-postes syrien et israélien.

Il y a quelques années, Fayez avait traversé la ligne de démarcation avec l'aide du CICR pour étudier à l'université de Damas, où il avait rencontré sa future épouse Ahdab. Quant à Jamil, 85 ans, il avait rencontré Noha, âgée de 58 ans, au cours d'un pèlerinage à Damas. Rires et pleurs, joie et tristesse, les émotions les plus contradictoires se sont manifestées lors de la cérémonie. Les deux jeunes mariées savaient en effet qu'elles ne reverraient plus jamais leur famille et leurs amis tant que durerait la situation politique actuelle.

Selon des chiffres officiels, 20 000 Syriens vivent dans la partie du Golan occupée par Israël. Le CICR agit en qualité d'intermédiaire neutre entre les autorités syr iennes et israéliennes pour traiter les problèmes qui concernent ces personnes, protégées par la IVe Convention de Genève. Depuis le début de l'année dernière, le CICR a fait le nécessaire pour que huit futures mariées, 311 étudiants et 266 pèlerins traversent la ligne de démarcation. Le CICR aide aussi les parents de familles séparées à rester en contact et il rappelle régulièrement aux autorités israéliennes qu'en vertu du droit international humanitaire, elles sont tenues de respecter la population civile.