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Népal : surveillance du système de santé

28-03-2002 Communiqué de presse 02/13

Pour la deuxième fois en quatre mois, le CICR a fourni au Bheri Zonal Hospital de Nepalgunj (à quelque 600 km de Katmandou) un assortiment chirurgical qui lui permettra de traiter jusqu'à 100 blessés de guerre. L'assortiment, qui pèse une tonne, comprend des instruments, des antibiotiques, des liquides de perfusion et des pansements. L'hôpital pourra ainsi stabiliser les blessés jusqu'à leur évacuation vers Katmandou, où ils recevront des soins spécialisés. Le Bheri Zonal Hospital a été choisi pour recevoir ces secours en raison de sa capacité à pratiquer la chirurgie de guerre. De plus, en raison de son emplacement géographique dans le centre-ouest du Népal, où plusieurs affrontements se sont produits récemment, les blessés peuvent y être acheminés par la route ou par avion, même depuis des régions reculées.

Des combats avaient éclaté en novembre de l'année dernière entre des insurgés maoïstes et les forces de sécurité népalaises, après la rupture d'un cessez-le-feu de quatre mois. Selon des sources locales, plus de 1800 personnes seraient mortes et plusieurs centaines d'autres blessées. Les combats les plus durs ont eu lieu dans la région de Sulukhumbu, à l'est de Katmandou, à l'entrée de la route de l'Himalaya, et dans le district d'Achham, dans l'ouest du Népal, où 140 membres des forces de sécurité ont trouvé la mort. Il y a aussi eu des affrontements sporadiques dans d'autres parties du pays.

Le CICR mène des activités au Népal depuis 1998 et a déjà procédé à l'évaluation de 64 structures médicales réparties dans l'ensemble du pays, afin de se préparer à une telle escalade de la violence. «Depuis la dernière série d'attaque s, l'équipe médicale n'a cessé de surveiller de près la manière dont les structures médicales s'adaptent à l'évolution de la situation», a déclaré Jean-Jacques Bovay, chef de la délégation du CICR à Katmandou. «Le but de cette surveillance est de s'assurer que les personnes peuvent se faire soigner, ce qui est une de nos priorités essentielles.»

En août 1998, agissant en vertu de son droit d'initiative humanitaire, le CICR avait demandé au gouvernement népalais l'autorisation de mener ses activités de protection dans le cadre de la situation sur le plan de la sécurité. À ce jour, ces activités consistent principalement à protéger les personnes détenues en raison du conflit et à observer la capacité d'adaptation du système de santé face à une situation fluctuante. Le CICR contribue aussi à faire connaître les règles du droit international humanitaire parmi les combattants et la population civile et, récemment, il a lancé une campagne nationale qui a pour but de faire comprendre comment le droit international humanitaire s'applique au contexte népalais.