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Travailler au CICR : valeurs et principes

09-09-2003

La politique du CICR en matière de ressources humaines, et toute l'information nécessaire pour les futurs collaborateurs de l'institution.

Cadre d’action distinctif

 

Cadre d’action distinctif 
   


Réf. NP-E-00006 
 

Le personnel du CICR accomplit sa mission humanitaire dans un cadre d’action spécifique. Celui-ci est composé :

  • du Droit International Humanitaire (les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels);

  • des Principes Fondamentaux et des Statuts du Mouvement international de la Croix- Rouge et du Croissant-Rouge.

Ce cadre d’action fournit une base de référence. Il constitue l’une des caractéristiques du CICR, qui le différencie des autres organisations humanitaires. Il induit des responsabilités particulières pour son personnel.

  Complexité des situations  

     

Les collaboratrices et col laborateurs du CICR interviennent dans des contextes complexes, difficiles voire dangereux. Leur action requiert une profonde compréhension des situations et de leurs enjeux. Ils doivent manifester une approche professionnelle en toute circonstance.

Ils sont en contact avec un environnement très large: populations civiles, autorités gouvernementales et non-gouvernementales, forces et groupes armés, organisations humanitaires, membres de la communauté internationale, etc. Ils doivent faire preuve d’ouverture et de capacité de dialogue avec leurs interlocuteurs, sans compromettre le respect du droit et des principes auxquels ils se réfèrent.

  Respect des personnes  

     

Les collaboratrices et collaborateurs du CICR veillent en permanence au respect de la personne humaine et de sa dignité, dans toutes leurs actions, en tout temps et en toutes circonstances.

Ils s‘abstiennent de toute discrimination fondée sur l’origine, la race, l’ethnie, le sexe, la naissance ou la fortune, la religion ou la croyance, les convictions politiques ou philosophiques, ou toute autre considération liée à la personne.



Comportement

 

Comportement 
 

La mission du CICR et les circonstances de son intervention exigent de son personnel une attitude reflétant en permanence les principes promus par le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, et en premier chef ceux d’humanité et d’impartialité. Les collaboratrices et collaborateurs du CICR endossent une responsabilité d’exemplarité, qui couvre leur vie professionnelle, privée et sociale. Le moindre faux pas de leur part est perçu avec force par leur environnement. Il peut avoir des répercussions importantes sur le sort de nombreuses personnes. 

  Codes de conduite  

Les collaboratrices et collaborateurs du CICR, en particulier les expatriés, doivent veiller à ne pas choquer les personnes avec lesquelles - ou pour lesquelles - ils travaillent. Ils doivent avoir un comportement respectueux des coutumes locales. Cette sensibilité à l’environnement permet de mieux faire accepter leur présence et leur action. La notion de comportement adéquat varie en fonction des contextes. Chaque délégation du CICR dispose donc d'un code de conduite que chacun est tenu de respecter. Le non-respect des règles entraîne des sanctions, voire un licenciement si les faits reprochés sont graves.

Dans des contextes marqués par la détresse, les collaboratrices et collaborateurs du CICR doivent faire preuve d’une intégrité sans faille. Ils doivent être vigilants à n e pas utiliser leur fonction - ou les moyens mis à leur disposition par l'organisation - à des fins personnelles. Tout abus de pouvoir ou de position, destiné à obtenir des avantages personnels de quelque nature, est sévèrement sanctionné.

Enfin, les collaboratrices et collaborateurs du CICR sont tenus de respecter la législation pénale du pays dans lequel ils travaillent ainsi que, pour les expatriés, la législation suisse. Tout acte illégal entraîne un licenciement.



S’engager à la discrétion

 

S’engager à la discrétion 
 

L'établissement de relations de confiance avec les autorités et les populations d'un pays constitue un élément fondamental d'efficacité et un gage de réussite pour l'action du CICR. La confiance permet de garantir un accès direct et durable aux victimes du conflit. Elle renforce l’acceptabilité et la crédibilité des activités humanitaires.

Pour établir cette confiance, le CICR a opté pour une méthode de travail basée sur la discrétion. Cette règle de discrétion, strictement définie, consiste en une attitude de réserve que le CICR adopte dans sa communication publique. Il s’abstient, par exemple, de faire état des faits observés par son personnel sur le terrain. Le CICR est autorisé à travailler dans certains contextes, justement parce qu’il s'est engagé à observer cette discrétion. C'est un élément essentiel de son action.

Le respect de la règle de discrétion est l'une des conditions pour travailler au CICR. Chacun doit se considérer comme lié par cette obligation, analogue au secret professionnel. L'engagement de discrétion continue à déployer ses effets après la fin des relations de travail avec le CICR.



Modes d’action spécifiques

  Modes d’action spécifiques  

Le CICR intervient dans des pays où sévissent des conflits armés, des troubles intérieurs ou des tensions internes. Il base son action sur les Conventions de Genève de 1949 et leurs protocoles additionnels de 1977. Il exerce une double activité de protection et d’assistance en faveur :

  • des blessés et malades, civils et militaires;

  • des prisonniers de guerre;

  • des internés civils;

  • des populations civiles;

  • des détenus politiques ou de sécurité, dans les pays où il a obtenu l'accès à ces personnes.

Les modes d’action du CICR sont spécifiques. Ils reposent sur des bases légales et juridiques. Ils puisent dans une longue expérience de l’action humanitaire. Ils s’inscrivent dans une démarche de complémentarité avec ceux d’autres organisations humanitaires gouvernementales et non gouvernementales.

Pour apporter assistance aux victimes des conflits, l'action du CICR se caractérise par des actions ponctuelles de première urgence. Elles visent à permettre la survie et à assurer une protection élémentaire. Le CICR n'est donc pas orienté vers l’aide au développement, ni vers des actions d’assistance à long terme. Celles-ci sont généralement effectuées par d’autres organisations dans une approche de complémentarité.

Le CICR travaille sans relâche à l’application et au respect du Droit International Humanitaire. Il rappelle régulièrement aux Etats leurs obligations en la matière. Mais le CICR n'est ni un organe d'enquête, ni un tribunal. En cas de violations du droit, il intervient confidentiellement auprès des autorités responsables, par le biais de démarches discrètes, orales et écrites. Il a choisi cette voie de la persuasion et de la responsabilisation des autorités pour oeuvrer à la protection des victimes. Ce mode d'action diffère, sans le contredire, de celui d’organisations qui ont pris l'option de la dénonciation publique des violations du Droit International.

Les sanctions contre les auteurs des violations du Droit International Humanitaire relèvent de la compétence des Etats parties aux Conventions de Genève et de la cour pénale internationale.