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La protection des biens culturels au Cambodge pendant la période des conflits armés, à travers l'application de la Convention de La Haye de 1954

30-06-2004 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 854, de Étienne Clément, Farice Quinio

Le régime khmer rouge a marqué à jamais non seulement le Cambodge et sa mémoire, mais aussi le patrimoine culturel du pays. À travers une situation concrète, cet article décrit les effets d’un conflit armé sur le patrimoine culturel d’un pays. En même temps, il montre comment appliquer les instruments juridiques pour le protéger et explique que ceux-ci jouent un rôle crucial dans la préservation de l’héritage culturel. (en français)

     

Étienne Clément
est juriste, spécialisé en droit international et en droit du patrimoine.
    Farice Quinio est juriste, spécialisé en droit international public. 
   
Résumé 
 

Le patrimoine culturel cambodgien inestimable, et au premier rang desquels Angkor, ne fut pas épargné par les vicissitudes de l’histoire qui ont frappé le Cambodge à partir de 1970. Les 30 années de conflit, dont le point d’orgue, en terme de cruauté et de barbarie idéologique, fut le régime des Khmer Rouges (1975 – 1979) ont durablement affecté le pays et sa mémoire : Les monuments et sites archéologiques ont particulièrement souffert du manque d’entretien, de l’abandon, de la dégradation et des pillages, sans compter leur usage à des fins militaires. Il n’en demeure pas moins que, malgré les traces de vandalisme témoignant de l’occupation militaire des sites, les temples ont moins souffert qu’on ne le craignait des combats. L’application de certaines dispositions de la Convention de La Haye du 14 mai 1954 pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé a ainsi joué un rôle primordial dans la protection du patrimoine Cambodgien. Cette convention, qui constitue l’un des outils les plus importants pour la protection des biens culturels en droit international humanitaire contempora in, a eu un effet indéniable en fournissant aux autorités cambodgiennes de l’époque une base juridique mais aussi, et surtout, en légitimant leurs actions de protection.

     

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