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Action humanitaire : parler ou se taire ?

30-09-2004 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 855, de Jakob Kellenberger

La position du CICR au sujet déclarations publiques est souvent controversée et a parfois donné lieu à des débats passionnés. Dans cet article, le président du CICR insiste sur la détermination inébranlable de l'institution à rester proche des victimes des conflits armés et à tirer parti de toutes les possibilités d'entretenir un dialogue constructif avec les autorités. Ce n'est que dans des circonstances exceptionnelles, quand tous les autres efforts ont échoué, que le CICR envisage d'alerter l'opinion publique, et seulement s'il considère que cette action est dans l'intérêt des personnes concernées. L'auteur souligne que le CICR doit, dans ses déclarations publiques, faire preuve de cohérence et être fidèle à ce que l'on attend de lui. Il fait valoir que le but même de la discrétion est d'avoir, à l'échelon mondial, un accès aussi large que possible aux victimes.

 

Résumé 
La position du CICR sur les déclarations et les appels publics est souvent controversée et a parfois donné lieu à des débats passionnés. Dans cet article, le président du CICR décrit la manière dont l'institution agit dans un monde complexe de tensions entre, d'une part, l'action et les préoccupations humanitaires et, d'autre part, la dénonciation de violations du droit international humanitaire et le témoignage dans l'espace public. Il met en évidence l'engagement inconditionnel du CICR à rester proche des victimes des conflits armés et à entretenir un dialogue constructif avec les autorités pour protéger et aider les victimes. Toutes les autres considérations - hormis la sécurité - passent donc impérativement après cet objectif. L'institution préfère adopter une approche confidentielle, même lorsque la situation observée dans des lieux de détention ou des zones de conflit constitue une violation du droit humanitaire. Si ses démarches confidentielles répétées ne font pas cesser les violations, ou tout au moins n'améliorent pas la situation, c'est alors seulement que le CICR envisage d'alerter l'opinion publique, s'il considère qu'il est dans l'intérêt des personnes concernées. On reproche parfois au CICR de donner la priorité absolue à sa mission humanitaire au lieu de fournir au public le plus d'informations possible. L'auteur fait valoir que le but même de la discrétion est d'avoir, à l'échelon mondial, un accès aux victimes aussi large que possible. Si cette façon de procéder ne devait pas aboutir, elle devrait alors être réexaminée radicalement. Enfin, M. Kellenberger met l'accent sur la nécessité pour le CICR d'être conséquent et fidèle à ce qu'on attend de lui dans ses déclarations publiques, afin de renforcer la crédibilité de l'institution.  

   
        pdf file     Texte intégral, en anglais      (116kb)    
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