• Envoyer
  • Imprimer

Privatisations, sous-traitance et partenariats public-privé : charity.com ou business.org ?

31-12-2004 Article, Revue internationale de la Croix-Rouge, 856, de Gilles Carbonnier

Dans cet article, l'auteur analyse brièvement l'évolution des interactions entre l'État et le secteur privé ainsi que l'émergence du secteur à but non lucratif. Les crises humanitaires mettent en exergue de manière particulièrement saillante quelques-uns des principaux défis et questions de fond que posent la privatisation et la sous-traitance des services publics et de la sécurité. (en français)

     

Gilles Carbonnier
L’auteur est Conseiller économique et coordinateur des relations avec l’économie privée au Comité international     de la Croix-Rouge. Les vues exprimées dans cet article reflètent celles de l’auteur et pas nécessairement celles du CICR. 
   
Résumé 
La privatisation et la sous-traitance de nombreuses activités considérées jusqu'alors du seul ressort des États suscitent de vifs débats. Ce phénomène interpelle les organisations humanitaires dans le contexte de conflits armés lorsqu'il touche des services publics essentiels tels que l'approvisionnement en eau potable ou la santé. La privatisation du noyau dur des prérogatives étatiques que sont la défense et la sécurité soulève de sérieuses questions d'ordre juridique et humanitaire. Dans cet article, l'auteur analyse brièvement l'évolution des interactions entre l'État et le secteur privé ainsi que l'émergence du secteur à but non lucratif. Les crises humanitaires – de par leurs spécificités et les implications dramatiques pour la population civile – mettent en exergue de manière particulièrement saillante quelques-uns des principaux défis et questions de fond que posent la privatisation et la sous-traitance des services publics et de la sécurité. L'auteur se penche plus particulièrement sur la privatisation de diverses f onctions militaires, y compris la gestion des lieux de détention, et de l'approvisionnement en eau potable et des services de santé. Il examine le rôle, les responsabilités et les obligations des diverses parties prenantes. L'auteur soulève ensuite la question de la rationalité économique de ce phénomène, ainsi que de la compatibilité entre l'objectif de rendement maximal propre au secteur privé et celui d'assurer la sécurité et la santé de la population. L'auteur prône une meilleure compréhension des apports et du mode opératoire du secteur privé dans les crises humanitaires, ainsi que du potentiel et des risques y relatifs, afin de renforcer la protection et l'assistance dont doivent bénéficier les communautés affectées par la guerre.  

   
        pdf file     Texte intégral      (161kb)    
  fichier PDF Aide 
 


Pages associées