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La Mandchourie et Shanghai (1931-1933)

01-02-2005

L'ambition du Japon d’exercer sa suprématie dans la région le conduisit à envahir la province chinoise de la Mandchourie et la ville portuaire de Shanghai. Bien que le CICR n’ait pas fourni de secours, il dépêcha cependant un délégué sur place, chargé de se renseigner sur le sort des prisonniers.

 

Tandis que l’apparition des troupes japonaises en Mandchourie ne suscitait qu’une résistance peu organisée, des combats acharnés éclatèrent lorsque de nouveaux contingents arrivèrent à Shanghai en janvier 1932. Détaché dans la région quelques semaines plus tard, un délégué du CICR visita 39 hôpitaux d'urgence aménagés par la Croix-Rouge chinoise, ainsi qu’un certain nombre d’hôpitaux militaires japonais.

Les efforts que le délégué déploya pour faire la lumière sur le sort des prisonniers de guerre ne furent pas très fructueux. Il ne put effectivement rencontrer qu’une poignée de Chinois blessés, dans un hôpital japonais. Quant aux détenus civils, il s’avéra qu’ils avaient déjà été visités par des fonctionnaires consulaires.

La tâche principale du délégué consista à servir d’escorte neutre, ou de « couverture », aux équipes de volontaires locaux qui partaient à la recherche des corps des Chinois abandonnés dans les zones dévastées de Shanghai – tâche qui permettait de donner aux dépouilles une sépulture décente, tout en éliminant le risque sanitaire qu’elles constituaient.