Les Conventions de Genève de 1949
03-09-2009
Les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels sont des traités internationaux qui contiennent les règles essentielles fixant des limites à la barbarie de la guerre. Ils protègent les personnes qui ne participent pas aux hostilités (les civils, les membres du personnel sanitaire ou d’organisations humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part aux combats (les blessés, les malades et les naufragés, les prisonniers de guerre).

60 ans des Conventions de Genève et les décennies à venir, conférence organisée par le Département fédéral suisse des Affaires étrangères en coopération avec le CICR, 9-10 novembre 2009.Le DIH, un code universel
Explorons le droit humanitaire
60 ans des Conventions de Genève : tirer les enseignements du passé pour mieux faire face à l'avenir, déclaration du Président du CICR
Les Conventions de Genève de 1949 :origines et importance actuelle, déclaration du directeur du droit international.
Les Conventions de Genève gardent de leur force 60 ans après, interview du chef de la Division juridique du CICR
Tirer les enseignements du passé pour mieux faire face à l’avenir, communiqué de presse.
Les Conventions de Genève aujourd'hui, déclaration du chef de la division juridique du CICR
60e anniversaire des Conventions de Genève, déclaration de la vice-présidente du CICR
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- Les règles essentielles du DIH
- Droit humanitaire: réponses à vos questions
- Droit humanitaire et droits de l’homme
- Les Conventions de Genève de 1949 : une percée décisive
Legislation for Common Law States on the 1949 Geneva Conventions and their 1977 and 2005 Additional Protocols
Ces traités protègent tout particulièrement les personnes qui ne participent pas aux hostilités (les civils, les membres du personnel sanitaire et religieux ou d’organisations humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part aux combats (les blessés, les malades, les naufragés et les prisonniers de guerre).
La première Convention de Genève protège les soldats blessés ou malades sur terre en temps de guerre.
La deuxième Convention de Genève protège les militaires blessés, malades ou naufragés en mer en temps de guerre.
La troisième Convention de Genève s'applique aux prisonniers de guerre.
La quatrième Convention de Genève assure la protection des civils, notamment en territoire occupé.L'article 3 exige que toutes les personnes se trouvant aux mains de l'ennemi soient traitées avec humanité, sans aucune distinction de caractère défavorable. Il interdit plus particulièrement le meurtre, les mutilations, la torture, les traitements cruels, humiliants et dégradants, les prises d'otages et les procès inéquitables.
Il établit que les blessés, les malades et les naufragés doivent être recueillis et soignés.
Il octroie au CICR le droit d'offrir ses services aux parties au conflit.
Il appelle les parties au conflit à mettre en vigueur, par voie d'accords dits spéciaux, tout ou partie des Conventions de Genève.
Il reconnaît que l'application de ces dispositions n'aura pas d'effet sur le statut juridique des parties au conflit.
Étant donné qu'aujourd'hui, la plupart des conflits armés sont non internationaux, il importe au plus haut point d'appliquer l'article 3 commun. Son strict respect est indispensable.
- Voir aussi : Mieux faire respecter le droit international humanitaire dans les conflits armés non internationaux
- Où les Conventions de Genève s'appliquent-elles ?
Etats Parties aux Conventions de Genève
Les Conventions de Genève sont entrées en vigueur le 21 octobre 1950.Les ratifications ont progressé régulièrement au fil des ans : 74 États ont ratifié les Conventions dans les années 1950, 48 États ont fait de même durant les années 1960, 20 États ont signé les Conventions dans les années 1970 et 20 autres les ont ratifiées durant les années 1980. Au début des années 1990, 26 pays ont ratifié les Conventions, essentiellement à la suite du démantèlement de l'Union soviétique, de la Tchécoslovaquie et de l'ex-Yougoslavie.
Sept nouvelles ratifications depuis 2000 ont porté à 194 le nombre total d'États parties, ce qui rend les Conventions de Genève universellement applicables.
Les Protocoles additionnels aux Conventions de GenèveAu cours des deux décennies qui ont suivi l’adoption des Conventions de Genève, le monde a connu une recrudescence des conflits armés internes et des guerres de libération nationale. En réponse à cette situation, deux Protocoles additionnels aux quatre Conventions de Genève de 1949 ont été adoptés en 1977. Ces instruments renforcent la protection octroyée aux victimes des conflits armés internationaux (Protocole I) et non internationaux (Protocole II) ; ils fixent en outre des limites à la conduite de la guerre. Le Protocole II a été le tout premier traité international exclusivement consacré aux situations de conflit armé non international.
En 2005, un troisième Protocole additionnel a été adopté, portant création d’un emblème additionnel – le cristal rouge – qui jouit du même statut international que les emblèmes de la croix rouge et du croissant rouge.
- Protocole additionnel I
– conflits armés internationaux
- Protocole additionnel II
– conflits armés non internationaux
- Protocole additionnel III – signe distinctif additionnel
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