Pour un monde sans mines - l'Asie
01-09-2006
Les mines antipersonnel ont été employées dans de nombreux conflits armés qui se sont déroulés en Asie. Aujourd’hui, 15 pays de la région sont touchés par le fléau des mines antipersonnel.
- Afghanistan
- Bangladesh
- Cambodge
- Chine
- Inde
- Corée du Nord
- Corée du Sud
- Laos
- Myanmar
- Népal
- Pakistan
- Philippines
- Sri Lanka
- Thaïlande
- Viet Nam
Les mines antipersonnel continuent de tuer et de blesser un grand nombre de civils en Asie, entravant par ailleurs la reconstruction des pays sortant d’un conflit. Néanmoins, des développements positifs permettent d’entrevoir une solution du problème dans la région. Une augmentation globale des ressources consacrées aux activités de déminage, aux programmes de formation à la réduction des risques dus aux mines ainsi qu’à l’assistance aux victimes a été observée au cours des dernières années, et l’Asie a bénéficié de cette évolution favorable.
Des opérations de déminage humanitaire – confiées à des organisations internationales, nationales ou non gouvernementales – sont en cours dans 6 pays asiatiques. Comme partout ailleurs dans le monde, l’emploi des mines antipersonnel a diminué de manière importante en Asie. Or, un grand nombre de mines avaient été dispersées au cours des conflits que la région a connus de 1960 au milieu des années 1990. Dans les pays où les dispositions de la Convention sur l’interdiction des mines an tipersonnel ont été pleinement appliquées, le nombre de nouvelles victimes a considérablement diminué.
Deux pays de l’Asie du Sud – l’Afghanistan et le Cambodge – lourdement contaminés par les mines antipersonnel et d’autres types de munitions non explosées sont devenus parties à la Convention sur l’interdiction des mines anti-personnel en 2002 et 1999, respectivement. Les mesures prescrites par la Convention sont actuellement mises en œuvre dans chacun de ces pays.
Malgré les avancées observées en Afghanistan et au Cambodge, d’importants défis restent à relever à travers toute l’Asie pour faire définitivement disparaître de la région la menace que font peser les mines antipersonnel. Tout d ’abord, les nombreux pays qui ne sont pas encore parties à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel doivent être encouragés à ratifier cet instrument. La région ne sera débarrassée, une fois pour toutes, du fléau des mines antipersonnel que lorsque tous les États se seront engagés à ne jamais employer de telles armes et à en détruire leurs stocks, à nettoyer les terrains minés et à fournir une assistance aux victimes des mines.
Ensuite, aussi longtemps que toutes les mines antipersonnel enfouies dans le sol n’auront pas été enlevées, des efforts constants devront être déployés afin, d ’une part, d’identifier et de marquer les zones dangereuses et, d ’autre part, de dispenser à la population civile une formation à la réduction des risques dus aux mines. Comme le montrent les données recueillies en Afghanistan, un grand nombre de victimes ignoraient qu’elles se trouvaient dans une zone dangereuse au moment de l eur accident et, de plus, n’avaient pas reçu d ’informations sur les dangers des mines antipersonnel.
Enfin, les niveaux de financement des activités de lutte contre les mines doivent être augmentés dans les années qui viennent, en particulier par les organismes nationaux, régionaux et internationaux qui sont engagés dans l’aide au développement. La communauté internationale a affirmé, ces dernières années, sa volonté d’apporter une solution au problème des mines antipersonnel. Les résultats positifs de la lutte contre les mines menée en Asie apparaissent aujourd’hui clairement : il convient donc de poursuivre l’action en utilisant comme un tremplin les progrès accomplis jusqu ’ici.
La région ne sera débarrassée,une fois pour toutes,du fléau des mines antipersonnel que lorsque tous les États se seront engagés à ne jamais employer de telles armes et à en détruire leurs stocks, à nettoyer les terrains minés et à fournir une assistance aux victimes des mines.
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