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Liban : le CICR présent depuis 40 ans

15-12-2007

Présent au Liban depuis 1967, le Comité international de la Croix-Rouge porte assistance et protection à la population civile affectée par les conflits armés, en coopération étroite avec la Croix-Rouge libanaise et le Croissant-Rouge palestinien.

 

1967 
 

Ouverture d’une délégation du Comité International de la Croix Rouge (CICR) à Beyrouth.

Visites à des prisonniers de guerre internés au Liban dès la fin de la guerre des 6 jours.

  9 août: Échange de 33 civils libanais contre un prisonnier de guerre et quatre civils israéliens.

 
1969 
 

  Fin octobre : Visite à 7 palestiniens blessés dans le sud du pays et, dans la capitale, à 2 soldats libanais et 2 palestiniens blessés. Visites à 34 détenus palestiniens internés au Liban. Par la suite, le CICR procédera à de fréquents rapatriements d’infiltrés ayant franchi, par inadvertance, la frontière entre Israel et le Liban.

 
1973 
 

  3 mai : Évacuation, lors d’une trêve obtenue par le CICR, des personnes grièvement blessées. Ces opérations sont répétées les jours suivants.

 
1975 
 

Le CICR organise une grande opération de secours (principalement du matériel médical) et est actif en matière de services de recherches.

  23 mai : Un convoi de véhicules sanitaires du CICR, de la Croix Rouge libanaise (CRL) et du Croissant Rouge palestinien (CRP), est l’objet d’un tir nourri. Un chauffeur est grièvement blessé. Publication d’un communiqué commun rappelant ce que sont les emblèmes protecteurs et l’obligation de les respecter.

 
1976 
 

Le CICR ouvre des sous-délégations à Jounieh, Tripoli et Baalbeck. Il achemine des se cours (médicaments et matériel médical, vivres, couvertures, vêtements,…) pour les personnes déplacées et autres victimes de guerre aussi bien à Beyrouth et dans sa banlieue que dans les autres régions du pays.

  13 février: Installation d’un hôpital de campagne dans la banlieue sud de Beyrouth qui sera fermé le 11 décembre.

  Juin: Visites à des prisonniers militaires syriens à Beyrouth et à Saïda. Ils seront, par la suite, libérés et rapatriés.

  Août à novembre: Visites à quelque 120 prisonniers, détenus par 10 partis différents, dans 12 lieux de détention situés à Beyrouth, dans la banlieue est et ouest, à Antelias, dans la montagne du Chouf, à Tripoli, Hasbaya et à Kleya, au sud du pays. Pendant cette période, la plupart de ces prisonniers sont libérés sous les auspices du CICR ou à la suite de son intervention.

 
1977 
 

  Avril: Ouverture d’un bureau à Tyr.

Le CICR diminue progressivement ses activités d’assistance dans l’ensemble du pays. Toutefois, au sud du pays, le CICR intensifie ses tâches humanitaires dans les domaines de la distribution de secours et de l’assistance médicale. Le CICR poursuit son action de protection en faveur des personnes détenues et disparues.

 
1978 
 

  Début mars: Ouverture d’un bureau à Achrafieh.

  Dès le 16 mars: Activités médicales et ouverture d’un centre d’urgence à Tyr pour les soins aux blessés.

  28 mars: Premières visites aux détenus libanais en Israël.

Visites régulières à quelque 150 villages au sud du Litani et fourniture d’une aide d’appoint en faveur des personnes déplacées du Sud-Liban.

  27 septembre au 8 octobre: Distribution de secours aux hôpitaux à Beyrouth-Est lors de brèves accalmies.

  2 et 4 octobre: Appels de la part du CICR en faveur de trêves.

  Dès le 8 octobre: Évacuation de blessés, évaluation des besoins et appels de fonds. Distributions de médicaments, de lait en poudre et d’eau, messages Croix-Rouge. Ouverture d’un bureau à Jounieh.

 
1979 
 

Accès à une partie des personnes détenues par deux factions chrétiennes opposées. 164 personnes capturées sont libérées sous les auspices du CICR.

 
1980 
 

Actions de secours médicaux à caractère limité en relation avec des affrontements entre différents groupes armés ou des opérations militaires israéliennes dans le sud du pays.

  Mars: suspension de l’action d’assistance.

 
1981 
 

  Juillet: Remise d’une note verbale aux partis proposant d’ouvrir un dialogue approfondi pour étudier tous les moyens permettant de renforcer la protection des populations civiles dans la région.

Des actions de secours se déroulent à Zahlé, Beyrouth et au Sud-Liban. Les activités médicales sont rétablies. Visites ponctuelles aux personnes détenues par diverses factions dans différentes régions du pays.

 
1982 
 

  7 et 9 juin: Appels aux combattants engagés dans les hostilités, leur rappelant leurs obligations découlant du droit humanitaire.

Activité intense dans les domaines de l’assistance médicale et matérielle. Aux premiers jours de l’intervention quelque 10.000 habitants de Tyr cherchent refuge massivement à la délégation; une permanence médicale est créée à l’intérieur des locaux du CICR, en coopération avec divers médecins de la ville.

Le CICR établit un réseau de bureaux Agence Croix-Rouge dans tout le pays.

  Dès le 18 juillet: Visites aux prisonniers regroupés dans le camp d’Insar, au Sud-Liban. A partir du mois d’août, visites aux prisonniers de guerre syriens détenus en Israël.

  4 juillet: Renouvellement de l’appel du 9 juin.

  1er août: Nouvel appel solennel.

  4 août: Le Président du CICR envoie un message à l’attention personnelle du Premier Ministre israélien.

  18 septembre: Appel à la communauté internationale suite aux massacres de Sabra et Chatila; action médicale et surtout de protection, dès que le CICR peut pénétrer dans ces camps, le 18 septembre.

  Septembre à décembre: Visites quotidiennes des camps palestiniens au Sud-Liban.

 
1983 
 

  17 février: Offre de service aux autorités libanaises concernant les détenues aux mains de l’Armée libanaise.

  15 mars: Début des visites à quelque 700 détenus. Les visites durent jusqu’à la fin de l’année.

  5 septembre: Appel à tous les belligérants pour qu’ils respectent le cessez-le-feu conclu.

  7 septembre: Nouvel appel, simultanément depuis le siège à Genève et sur le terrain, demandant un cessez-le feu général, immédiat et effectif, et rappelant le respect dû à l’emblème de la Croix Rouge et du Croissant Rouge, aux ambulances et hôpitaux et surtout, la nécessité d’épargner la population civile. Ces demandes sont réitérées à plusieurs reprises, les 8 et 10 septembre et le 4 novembre.

Visites régulières des camps palestiniens aux environs de Saïda et de Tyr.

  Octobre à décembre: Activités d’assistance, suite aux affrontements dans le Chouf et aux importants déplacements de population. Évacuation de nombreux civils, en deux phases (entre le 1er et le 8 novembre puis entre le 15 et le 22 décembre), à Saïda et à Beyrouth.

  24 novembre: Libération de la quasi totalité des prisonniers d’Insar. Assistance aux détenus libérés.

Pendant les onze premiers mois de l’année, échange de près d’un million de messages Croix-Rouge entre les prisonniers et leurs familles. Tout au long de cette période, nombreuses interventions auprès des autorités israéliennes, dema ndant une amélioration des conditions de détention suite à plusieurs incidents qui résultent en un total de 38 blessés (la plupart par balles) et 6 morts. Le CICR demande en outre une enquête.

  A partir du mois de septembre , les autorités israéliennes entreprennent de transférer dans la prison d’Atlit, sur sol israélien, certains prisonniers d’Insar. Le CICR proteste auprès du Ministre de la Défense contre cette violation de la IV ème Convention de Genève. Ces détenus sont visités à trois reprises en septembre et en octobre, puis le CICR n’est plus autorisé à poursuivre ses activités de protection en leur faveur.

  Décembre: Réouverture d’Insar pour y détenir les personnes arrêtées au Sud-Liban, selon un mode de détention de type administratif. Reprise des visites dès le 26 décembre.

 
1984 
 

  Premier semestre: Activités d’assistance.

  Second semestre: Activités de recherche et de protection en faveur de la population civile et des personnes arrêtées.

 
1985 
 

  16 juillet: Communiqué de presse déclarant que l’utilisation de l’emblème protecteur de la Croix Rouge pour mutiler et tuer sans discrimination est un acte odieux qui met en péril l’efficacité des actions du CICR au Liban au détriment des victimes elles-mêmes.

Au cours de l’année et dès l’apparition de troubles graves, les délégués se rendent dans les zones les plus sensibles ou à proximité. Visites à 481 personn es détenues par plusieurs milices. Assistance médicale, secours de première nécessité à 80.000 personnes civiles victimes des affrontements d’avril dans la région de Saïda-Jezzine.

Lors des combats de mai et juin à Beyrouth, des distributions sont réalisées en faveur de 19.200 personnes.

 
1986 
 

Deux secouristes de la CRL sont tués et huit autres blessés au cours d’opérations d’évacuation ou de transfert de blessés. Les restrictions sécuritaires empêchent un développement normal de l’action humanitaire: des blessés ne peuvent être évacués à temps et des civils, victimes de combats entre factions, isolés et bloqués, ne peuvent être secourus.

  1er décembre: Communiqué de presse notant l’impossibilité de venir en aide aux victimes des combats, tant à Beyrouth que dans le sud du pays.

 
1987 
 

  10 février: Communiqué de presse dénonçant l’impossibilité de venir en aide aux victimes des combats de la guerre des camps, tant à Beyrouth que dans le sud du pays.

Intense action de protection et d’assistance en faveur de la population civile.

  Mars et avril: Ce n’est que le 12 mars que le CICR peut pénétrer dans le camp de Rachidiyeh près de Tyr; ce n’est que les 8 et 9 avril qu’il peut entrer dans les camps de Chatila et Borj-el-Brajneh, à Beyrouth. Par la suite, les délégués peuvent se rendre dans les camps selon un rythme relativement régulier, afin d’évacuer des blessés ou des malades et pour y effectuer le travail de l’Agence Centrale de Recherches.

  3 octobre: Rencontre à Genève entre le président du CICR et le président Amine Gemayel.

 
1988 
 

  17 novembre: Enlèvement d’un délégué, Peter Winkler. Il est libéré 30 jours plus tard.

  20 décembre: Annonce de la suspension des activités au Liban suite à de nouvelles menaces. Avant cette date, le volume de l’assistance distribuée à la population affectée par la situation conflictuelle avait atteint des proportions supérieures aux années

 
1989 
 

  6 février: Retour progressif du CICR au Liban.

  26 avril: Un mémorandum précisant le mandat du CICR et présentant diverses propositions concrètes est présenté par le directeur des Opérations aux représentants des factions libanaises à Beyrouth et aux autorités syriennes à Damas. Le CICR se préoccupe également du sort des civils résidents ou originaires de la “zone de sécurité”. De nombreuses démarches sont effectuées afin d’obtenir le respect de ces civils par les partis en présence et, ponctuellement, afin de protester lors de déplacements ou d’expulsions de personnes originaires de cette zone, ainsi que lors de l’existence de cas de civils tués ou blessés, ou encore de maisons détruites ou de cultures pillées.

  6 octobre: Enlèvement de deux délégués à Saïda - Emmanuel Christen et Elio Erriquez.

 
1990 
 

  8 et 13 août: Libération des deux délégués. Le CICR décide de maintenir sa présence au Liban mais de réduire le nombre de ses délégués expatriés et de renforcer les mesures de sécurité. Il reste actif dans les domaines de la protection des civils, de la détention, de l’Agence Centrale de Recherches, des activités médicales et des secours.

 
1992 
 

Le CICR se concentre au sud du Liban et dans la vallée de la Bekaa, ainsi que le long de la ligne de démarcation entre la zone occupée par Israël et le reste du pays. Tout au long de l’année, des pertes en vies humaines sont à déplorer parmi la population civile du Sud-Liban. Le CICR lui a porté assistance et protection et a fourni des soins médicaux.

 
1993 
 

La situation reste tendue au Sud-Liban. La protection des civils est la préoccupation primordiale des délégués du CICR au Liban. Les délégués vérifient des allégations de violation du droit international humanitaire (DIH) ayant entraîné la mort, des blessures, ou la destruction de biens au sein de la population civile et entreprennent des démarches appropriées auprès de tous les partis au conflit dans le sud du pays.

  25 juillet: Vaste offensive militaire israélienne au Sud-Liban, baptisée “Opération Rendre Justice”. Quelque 300.000 civils sont forcés d’abandonner leur foyer; 130 personnes sont tuées et plusieurs centaines d’autres blessées. Des missions d’évaluation du CICR révèlent que plus de 800 bâtiments sont complètement détruits et près de 2000 endommagés.

Le CICR lance des appels public s à tous les partis au conflit pour qu’ils respectent les dispositions du DIH. Distribution d’assistance matérielle ainsi que de matériel médical et de médicaments à des hôpitaux et dispensaires.

 
1994 
 

Fréquents affrontements entre forces armées israéliennes et l’Armée du Liban Sud (ALS) d’une part, et les mouvements libanais de résistance d’autre part. Interventions en faveur des victimes en cas d’allégations de violations du DIH. Organisations de cessez-le-feu temporaires pour que les villageois vivant en bordure de la “zone de sécurité” puissent travailler dans leurs champs et réparer les conduites d’eau. Distribution de secours.

  1er au 4 novembre: XXIV ème Conférence régionale des Sociétés du Croissant Rouge et de la Croix Rouge arabes à Beyrouth.

  Novembre: Offre de services au gouvernement libanais dans le but d’avoir accès à tous les détenus de sécurité.

 
1995 
 

Opérations militaires au Sud-Liban tout au long de l’année. La délégation négocie des trêves provisoires avec l’ensemble des partis, de manière à pouvoir déployer ses activités humanitaires. Il s’agit d’enlever les corps de soldats tués au combat, en coopération avec des équipes de secouristes de la CRL, de réparer des conduites d’eau et des pompes à eau endommagées et de faire en sorte que les bateaux de pêche confisqués par la marine israélienne soient restitués à leurs propriétaires. Les délégués distribuent également une assistance matérielle ad hoc aux personnes affectées par le conflit.

  Janvier: Pour la première fois depuis l’ouverture du centre de détention de Khiam en 1984, le CICR organise des visites familiales.

  1er avril: Le CICR suspend son assistance aux deux centres orthopédiques de Beit Chebab et Saïda.

  8 au 11 juillet: Le président du CICR prend part aux célébrations du 50ème anniversaire de la Croix Rouge libanaise. Il se rend également dans le camp palestinien de Ein-el-Helweh à Saïda. Suite à des affrontements particulièrement graves, survenus le 12 juin dans ce camp, une assistance matérielle est fournie aux familles dont les maisons sont détruites ou endommagées durant les combats.

  9 au 24 octobre: Première visite à Khiam. 191 détenus enregistrés. Dix autres détenus récemment arrêtés sont enregistrés lors de quatre visites ad hoc ultérieures.

 
1996 
 

  Début avril: Opération israélienne de deux semaines au Sud-Liban, baptisée “Raisins de la Colère”. Pendant et après les opérations militaires, le CICR fournit protection et assistance aux civils qui sont restés sous le feu de l’ennemi dans la région du Sud-Liban, ainsi qu’aux personnes déplacées qui trouvent refuge dans des lieux publics à Saïda, Beyrouth, le Chouf et la Bekaa.

  16 avril: Le CICR rappelle aux partis belligérants leur obligation de respecter les règles du DIH.

  21 juillet: Suite à un accord négocié sous les auspices du gouvernement de la République Fédérale d’Allemagne et à la demande des partis concernés, le CICR supervise la libération simultanée de 62 prisonniers et le rapatriement des dépouilles mortelles de 125 personnes aux mains d’Israël, de l’ALS et du Hezbollah.

 
1997 
 

Augmentation des opérations militaires au Sud-Liban. Les délégués recueillent des informations concernant des allégations de violation du DIH et interviennent auprès des partis au conflit, leur demandant instamment d’épargner les civils et leurs biens. La délégation négocie des garanties de sécurité avec tous les partis pour pouvoir mener ses activités humanitaires et intervient lorsque l’accès aux villages est bloqué en raison des combats. Une assistance médicale et matérielle est fournie aux victimes du conflit.

  10 septembre: Les autorités compétentes informent le CICR que l’accès au centre de Khiam ainsi que son programme de visites familiales sont suspendus.

  31 octobre: Adhésion de la République libanaise aux Protocoles additionnels aux Conventions de Genève.

 
1998 
 

Sud-Liban: Outre les secours médicaux aux structures locales, des colis familiaux, des ustensiles de cuisine et des couvertures sont distribués aux victimes des affrontements dans les zones proches de la ligne de front.

  25 juin: Le CICR participe en tant qu’intermédiaire neutre, au rapatriement des dépouilles mortelles d’un soldat israélien et de 40 combattants libanais. Le lendemain, 10 personnes incarcérées dans des prisons en Israël et 50 détenus du centre de détention de Khiam sont libérés et remis au CICR.

  7 juillet: Reprise des visites à Khiam.

 
1999 
 

Tout au long de l’année, le Sud-Liban occupé par Israël et les régions avoisinantes sont le théâtre d’opérations militaires et d’incidents de sécurité. Toutefois, le nombre des victimes civiles a diminué pour la deuxième année consécutive.

Le CICR s’attache en priorité à améliorer la situation des civils, victimes des effets des hostilités.

  Décembre: Le CICR organise le rapatriement à partir du Sud-Liban des dépouilles mortelles de 7 membres de groupes armés libanais.

 
2000 
 

  Mai : Israël se retire du Sud-Liban après 22 ans d’occupation. Les détenus incarcérés à la prison de Khiam sont libérés par la population locale après le départ des gardiens. Le jour de leur libération, le CICR veille à ce que les anciens détenus puissent rejoindre leur famille en toute sécurité.

Le CICR peut, lors du retrait israélien, suivre de près l’évolution de la situation de la population civile et répondre aux besoins urgents. L’activité médicale des cliniques mobiles libanaises s’intensifie sensiblement: intervenant dans l’urgence, elles sont de plus en plus sollicitées, au fur et à mesure que les gens commencent à regagner leurs villages d’origine.

Après le retrait des forces israéliennes, le problème des civils blessés par des mines terrestres devient une préoccupation majeure pour le CICR.

  Décembre: Accord de principe du Premier Ministre libanais pour un accès du CICR à tous les prisonniers et à tous les lieux de détention au Liban.

 
2001 
 

Le CICR s’attache principalement à suivre la situation des civils vivant dans la zone auparavant occupée et à rétablir et maintenir les liens entre les membres des familles encore dispersées. La promotion du DIH et la coopération avec la CRL dans les domaines de la préparation aux situations d’urgence (premiers soins) et de la sensibilisation aux dangers des mines sont d’autres aspects importants des activités du CICR dans le pays.

 
2002 - 2005 
 

La préoccupation principale du CICR est de recevoir l’autorisation de visiter, selon ses modalités habituelles, les personnes détenues par les autorités libanaises ainsi que d’obtenir l’accès aux ressortissants israéliens capturés par le Hezbollah. Il s’efforce également d’établir le sort du grand nombre de personnes encore portées disparues, des années après la fin de la guerre civile au Liban et les 22 ans d’occupation israélienne. Depuis le retrait israélien, le CICR continue à suivre la situation des civils vivant dans l’ancienne zone occupée, en particulier les anciens réfugiés revenus d’Israël, où ils ont fui à la fin de l’occupation. Le rétablissement et le maintien des liens entre les membres des familles encore dispersées demeurent des priorités pour le CICR. La diffusion du DIH et la coopération avec la CRL dans les domaines des premiers secours et de la prévention contre les dangers des mines constituent d’autres volets importants de l’activité du CICR au Liban.

 
2006 
 

  De juillet à août: Pendant le conflit entre Israël et le Liban, appel à tous les partis à respecter les règles du DIH.

Opération de grande envergure pour répondre aux besoins humanitaires en coopération avec la CRL.

 
2007 
 

  20 février: Les autorités libanaises et le CICR signent un protocole autorisant le CICR à visiter, selon les modalités habituelles, les personnes détenues.

En coordination avec la Croix Rouge libanaise et le Croissant Rouge palestinien, le CICR met en place une opération d’urgence pour répondre aux besoins des réfugiés à l’intérieur du camp palestinien de Nahr el Bared et des déplacés dans d’autres camps. Deux secouristes de la Croix Rouge libanaise sont tués au cours des combats. Dans le Sud, la réhabilitation des réseaux et d’infrastructures d’eau, détruits par Israël pendant la guerre de juillet-août 2006, est bénéfique à 700.000 personnes.