Tchad : le CICR rapatrie au Soudan neuf réfugiés
24-07-2006 Communiqué de presse
La délégation du CICR à N'djaména a émis ce communiqué de presse
Neuf enfants âgés de 6 à 18 ans, et la grande mère de la plus jeune d'entre eux, ont été rapatriés dans un avion du CICR depuis Abéché, situé au Tchad oriental, jusqu'au Darfour, au Soudan. Ce groupe se composait de réfugiés soudanais, qui habitaient dans quatre camps différents dans la région frontalière avec le Tchad oriental et ont rejoint leur famille suite à plusieurs années de séparation, dont un cas remontait à 1999.
Le groupe a été accompagné par un représentant de la délégation CICR à Khartoum et en arrivant a été accueilli par l'équipe de recherche d'agence. Pris en charge par le CICR, il a passé la nuit à Khartoum, puis a été transféré le lendemain au Darfour à bord d'un avion CICR.
Suite au conflit dans le Darfour en 2003, plus de 200,000 Soudanais ont fuit les affrontements, en traversant la frontière afin de chercher un refuge au Tchad. Désormais les réfugiés se sont installés dans 12 camps situés dans la région frontalière, et sont ainsi séparés de leurs familles.
Avec le soutien du CICR les antennes des liens familiaux, qui sont basées dans les camps et gérées par des volontaires qui représentent la communauté réfugiée, le CICR facilite les échanges de messages Croix-Rouge (MCR), entre les familles séparées et fournit des services d'agence de recherche pour les personnes qui ont perdu contact avec leurs familles. Jusqu'à présent le réseau d'agence des délégations de N'djaména et Khartoum, a permis l'échange de 5,703 MCR (3,524 reçus et 2,179 distribués).
Depuis le début de 2006, 28 réunifications de familles ont eu lieu depuis Abéché au Darfour, avec l'implication du CICR a u Tchad et du CICR au Soudan.
Fatne Ibrahim, une dame âgée et fragile, était parmi le groupe qui est arrivé à Khartoum depuis Abéché le 22 juillet. À son arrivée à l'hôtel à Khartoum pour passer la nuit, on lui a demandé comment elle se sentait après son tout premier vol en avion. " J'avais mal au ventre, " elle a répondu, " mais je m'en suis accommodée en sachant que je rentrais chez moi. " Sa petite-fille de six ans, Yasmin, était à ses cotés, portant une robe jaune avec une écharpe rose, s'émerveillant de la salle illuminée et du haut plafond du foyer de l'hôtel. Elle se trouvait dans un monde loin de celui qu'elle venait de quitter le matin même, et elle restait sans voix.
Le lendemain, Yasmine, Fatne ainsi que les autres enfants ont été réunis avec leurs parents respectifs avec les parents à Al Fashir .
Informations complémentaires :
Anahita Kar, CICR Tchad, tél. : +235 6 20 10 05
Marco Jiménez Rodríguez, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17
Dans son cadre d'assister les personnes affligées par le conflit armé, les activités du CICR au Tchad comprennent aujourd'hui le rétablissement de liens familiaux pour des personnes séparées par le conflit au Darfour, les visites aux personnes détenues, et la protection et l'assistance aux personnes déplacées à l'intérieur du pays.
En outre, il promeut le respect du droit international humanitaire (droit de la guerre) auprès des porteurs d'armes, et contribue à la mise en œuvre du DIH dans la législation nationale. Un soutien technique et financier, est donné à la Croix-Rouge du Tchad.
Le CICR est indépendant des gouvernements et de toute autre organisation humanitaire.
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