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« La voix de la Croix-Rouge », un demi-siècle de radio au service de l’humanitaire

26-10-2010 Communiqué de presse 10/192

À l'occasion de la Journée mondiale du patrimoine audiovisuel instituée par l'UNESCO le 27 octobre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dévoile un fonds unique d’archives radiophoniques et d’enregistrements qui témoignent d'un demi-siècle d'histoire humanitaire, de la Seconde Guerre mondiale jusqu’aux années 90.

« Outre un témoignage historique, ces archives sonores apportent un éclairage important sur l'évolution de la communication au CICR », explique Florence Zurcher, responsable des archives sonores du CICR.

D’abord invité à diffuser sur les ondes de la Société suisse de radiodiffusion durant la Seconde Guerre mondiale, le CICR a su tirer parti de cet outil de communication privilégié pour diffuser, à travers l’Europe, les noms des prisonniers de guerre libérés et faciliter ainsi leur rapatriement.

En 1948, l'institution obtient l’autorisation d’émettre gratuitement sur une fréquence radio, qui lui est exclusivement attribuée. « Le CICR fait figure d’exception parmi les autres organisations internationales auxquelles des fréquences sont attribuées, à l’instar de l'Organisation des Nations Unies. Placer le CICR en quelque sorte sur le même plan que les États souverains est une manière de reconnaître l'importance de son action », précise Florence Zurcher.

Dès lors que les besoins opérationnels d'après-guerre ne se font plus sentir, le CICR se tourne progressivement vers un public plus large et tente de mieux se faire connaître à travers les ondes. À la fin des années 60, Radio-Intercroixrouge devient le Red Cross Broadcasting Service (RCBS). À travers différents programmes, notamment des entretiens avec des délégués et des émissions sur le droit international humanitaire, les personnages qui ont façonné l'histoire du CICR d'après-guerre vont se relayer dans le studio de la radio du CICR durant les 30 années qui suivent. « Si certaines de ces voix peuvent paraître désuètes de nos jours, elles n'en conservent pas moins la dimension ma gique de transporter instantanément l'auditeur dans le passé de l'institution humanitaire », ajoute Florence Zurcher.

L'enregistrement sonore au CICR devient alors un moyen de conserver la trace d'événements marquants, qui viennent enrichir les archives écrites, filmées et photographiques. Un projet de sauvegarde des archives sonores sur cinq ans a été lancé avec le soutien de Memoriav (Association pour la sauvegarde de la mémoire audiovisuelle suisse) et en collaboration avec la Phonothèque nationale suisse afin de permettre aux chercheurs et à toutes autres personnes intéressées de consulter ces archives en format numérique.

  Informations complémentaires :  

  Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18