Le CICR s’efforce de répondre à des besoins sans précédent sur fond de restrictions budgétaires
26-05-2011 Communiqué de presse 11/120
Genève (CICR) – Toujours plus d’hommes, de femmes et d’enfants dépendent dans une large mesure de l’aide humanitaire pour survivre.
Rappot d'activité 2010
Interview de Pierre Krähenbühl, directeur des opérations - VIDEO
Sélection de photos 2010
Images pour les TV Les premiers mois de 2011 ont été marqués par une succession rapide de crises, notamment en Côte d'Ivoire et en Libye, qui sont venues ajouter à la détresse engendrée par les conflits armés – dont certains perdurent depuis des décennies – et par d'autres situations de violence. C’est dans ce contexte et sur fond de restrictions budgétaires que le rapport d’activité 2010 du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été présenté aujourd’hui par le président de l’institution, Jakob Kellenberger, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Genève.
« Le CICR lance un appel pour une aide financière d’urgence, a déclaré M. Kellenberger. Le financement de l’action humanitaire est soumis à des pressions considérables. Plusieurs États donateurs clés ont été frappés par la crise économique mondiale, ce qui a aujourd'hui des répercussions sur les ressources financières disponibles pour les activités humanitaires. Ces contraintes financières compliquent encore la tâche de mettre en place une réponse humanitaire conséquente dans les pays en guerre. »
« D’importantes mesures ont dû être adoptées pour permettre à notre institution de répondre rapidement à des situations d’urgence soudaines, telles que les conflits qui ont éclaté en Côte d’Ivoire et en Libye », a ajouté le président du CICR. Dans ces deux pays, le CICR a été l’une des seules organisations à pouvoir venir en aide sans tarder aux personnes ayant besoin d’assistance, et ce grâce à ses contacts avec toutes les parties et à son approche neutre et indépendante.
« Nous avons dû réagir au plus vite, définir des priorités et revoir nos frais de fonctionnement et d’infrastructure, sur le terrain comme au siège , a expliqué M. Kellenberger. Et nous avons dû le faire en tenant compte de notre situation financière actuelle, qui nous a forcés à réduire notre budget terrain initial pour 2011 de 80 millions de francs suisses – une baisse de 7,6 pour cent par rapport au budget originellement établi à 1,046 milliard de francs. Un exercice pénible, dans la mesure où il a nécessité une coupe de 40 millions de francs dans des programmes d'assistance visant à fournir des services en matière de santé, d'eau et d’assainissement à des personnes qui subissent les effets de conflits interminables, et à préserver leur sécurité économique. »
L’année dernière, à l’heure de faire le bilan des activités menées par le CICR dans 80 pays, M. Kellenberger a relevé que la capacité de l’institution à déployer rapidement du personnel qualifié et à fournir des services de qualité lui avait permis de renforcer sans délai son action pour faire face à une dégradation de la situation et à une évolution rapide des besoins.
« Pouvoir atteindre les personnes qui ont besoin de notre aide reste difficile dans un certain nombre de contextes, a enfin indiqué Jakob Kellenberger. Si nous sommes en mesure de répondre à leurs besoins, c’est grâce à nos capacités opérationnelles et à notre approche fondée sur des principes, à notre présence dans le monde entier, à notre proximité avec les communautés vulnérables et à nos partenariats, en particulier avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur le terrain. »
Le président du CICR a encore souligné que le séisme en Haïti, les inondations d’une ampleur sans précédent au Pakistan, les affrontements interethniques au Kirghizistan et une sécheresse prolongée au Mali et au Niger avaient entraîné une montée en flèche des besoins en aide d'urgence, venus s'ajouter à ceux de millions de personnes qui subissaient partout dans l e monde les effets de conflits armés toujours non réglés.
En 2010, les dépenses de l'institution ont atteint un montant record supérieur à 1,1 milliard de francs suisses (soit près de 1,1 milliard de dollars US ou 809 millions d'euros, sur la base du taux de change moyen de 2010). L'opération la plus importante du CICR en termes de budget a été le Pakistan, suivi par l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, le Soudan, la République démocratique du Congo et Israël et les territoires occupés.
Informations complémentaires :
Marçal Izard (anglais, français, espagnol et allemand), CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 58
ou +41 79 217 32 24
Hisham Hassan (arabe), CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 41 ou +41 79 536 92 57
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