Page archivée: peut contenir des informations obsolètes
  • Envoyer
  • Imprimer

Le CICR s’efforce de répondre à des besoins sans précédent sur fond de restrictions budgétaires

26-05-2011 Communiqué de presse 11/120

Genève (CICR) – Toujours plus d’hommes, de femmes et d’enfants dépendent dans une large mesure de l’aide humanitaire pour survivre.

  Voir aussi :  

    Rappot d'activité 2010

    Interview de Pierre Krähenbühl, directeur des opérations - VIDEO

    Sélection de photos 2010    

    Images pour les TV    

       
    ©CICR/G. De Moustier/v-p-ly-e-00015      
   
Benghazi, hôpital Al Jalaa. Un patient de la salle de trauma est traité par un médecin libyen. 
               
    ©CICR/N. Kero/v-p-lr-e-00486      
   
Comté de Nimba, Buutuo . Une volontaire de la Croix-Rouge nationale du Liberia donne des informations au sujet de la distribution d'eau organisée par le CICR et la FICR à des réfugiés ivoiriens et aux liberiens qui les ont accueillis. 
               
    ©CICR/N. Kero/v-p-lr-e-00496      
   
Comté de Buutuo, camp de réfugiés de Karnplay. Basile (16 ans), ayant fui la Côte d'Ivoire et perdu ses parents, essaie d'avoir des nouvelles de sa mère, avec l'aide du CICR. 
               
    ©CICR/K. Holt/v-p-af-e-01757      
   
Kandahar, hôpital Mirwais, service de pédiatrie. Nafasgol, 3 ans, a contracté une pneumonie suite à une infection bénigne non soignée. 
               
    ©CICR/N. Nasser/v-p-pk-e-00988      
   
Province du Balochistan, district de Sibi, Lehri. Distribution de nourriture aux personnes déplacées par les inondations organisée par le CICR. 
           

Les premiers mois de 2011 ont été marqués par une succession rapide de crises, notamment en Côte d'Ivoire et en Libye, qui sont venues ajouter à la détresse engendrée par les conflits armés – dont certains perdurent depuis des décennies – et par d'autres situations de violence. C’est dans ce contexte et sur fond de restrictions budgétaires que le rapport d’activité 2010 du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été présenté aujourd’hui par le président de l’institution, Jakob Kellenberger, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Genève.

« Le CICR lance un appel pour une aide financière d’urgence, a déclaré M. Kellenberger. Le financement de l’action humanitaire est soumis à des pressions considérables. Plusieurs États donateurs clés ont été frappés par la crise économique mondiale, ce qui a aujourd'hui des répercussions sur les ressources financières disponibles pour les activités humanitaires. Ces contraintes financières compliquent encore la tâche de mettre en place une réponse humanitaire conséquente dans les pays en guerre. »

« D’importantes mesures ont dû être adoptées pour permettre à notre institution de répondre rapidement à des situations d’urgence soudaines, telles que les conflits qui ont éclaté en Côte d’Ivoire et en Libye », a ajouté le président du CICR. Dans ces deux pays, le CICR a été l’une des seules organisations à pouvoir venir en aide sans tarder aux personnes ayant besoin d’assistance, et ce grâce à ses contacts avec toutes les parties et à son approche neutre et indépendante.

« Nous avons dû réagir au plus vite, définir des priorités et revoir nos frais de fonctionnement et d’infrastructure, sur le terrain comme au siège , a expliqué M. Kellenberger. Et nous avons dû le faire en tenant compte de notre situation financière actuelle, qui nous a forcés à réduire notre budget terrain initial pour 2011 de 80 millions de francs suisses – une baisse de 7,6 pour cent par rapport au budget originellement établi à 1,046 milliard de francs. Un exercice pénible, dans la mesure où il a nécessité une coupe de 40 millions de francs dans des programmes d'assistance visant à fournir des services en matière de santé, d'eau et d’assainissement à des personnes qui subissent les effets de conflits interminables, et à préserver leur sécurité économique. »

L’année dernière, à l’heure de faire le bilan des activités menées par le CICR dans 80 pays, M. Kellenberger a relevé que la capacité de l’institution à déployer rapidement du personnel qualifié et à fournir des services de qualité lui avait permis de renforcer sans délai son action pour faire face à une dégradation de la situation et à une évolution rapide des besoins.

« Pouvoir atteindre les personnes qui ont besoin de notre aide reste difficile dans un certain nombre de contextes, a enfin indiqué Jakob Kellenberger. Si nous sommes en mesure de répondre à leurs besoins, c’est grâce à nos capacités opérationnelles et à notre approche fondée sur des principes, à notre présence dans le monde entier, à notre proximité avec les communautés vulnérables et à nos partenariats, en particulier avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sur le terrain. »

Le président du CICR a encore souligné que le séisme en Haïti, les inondations d’une ampleur sans précédent au Pakistan, les affrontements interethniques au Kirghizistan et une sécheresse prolongée au Mali et au Niger avaient entraîné une montée en flèche des besoins en aide d'urgence, venus s'ajouter à ceux de millions de personnes qui subissaient partout dans l e monde les effets de conflits armés toujours non réglés.

En 2010, les dépenses de l'institution ont atteint un montant record supérieur à 1,1 milliard de francs suisses (soit près de 1,1 milliard de dollars US ou 809 millions d'euros, sur la base du taux de change moyen de 2010). L'opération la plus importante du CICR en termes de budget a été le Pakistan, suivi par l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, le Soudan, la République démocratique du Congo et Israël et les territoires occupés.

  Informations complémentaires :  

  Marçal Izard (anglais, français, espagnol et allemand), CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 58  

  ou +41 79 217 32 24  

  Hisham Hassan (arabe), CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 41 ou +41 79 536 92 57  

 

   
    Principaux faits et chiffres pour 2010      
   
    En 2010, le CICR a alloué largement plus de la moitié de son budget global à des programmes d'assistance, pour la plupart menés en Afrique. Cette allocation était destinée notamment à la vaste opération de secours mise en œuvre dans le nord du Mali et du Niger, qui a bénéficié à quelque 300 000 victimes de la sécheresse dans des régions en proie à une grande insécurité et à diverses formes de violence.     Toutes opérations confondues, l'institution a distribué en 2010 des vivres à plus de 4,9 millions de bénéficiaires à travers le monde, contre 4,07 millions en 2009. Plus de 3,2 millions de personnes ont profité de ses programmes de production vivrière durable ou d'initiatives microéconomiques, tandis que ses activités d'approvisionnement en eau, d'assainissement et de construction en ont aidé une dizaine de millions.     Avec quelque 5,2 millions de bénéficiaires dans le monde, les activités médicales et liées à la santé sont demeurées une composante essentielle de l'action du CICR en 2010. Le nombre de blessés de guerre soignés à l'hôpital régional Mirwais – soutenu par l'institution –, dans la province afghane de Kandahar, a atteint un niveau record pendant l'année. En Somalie, on a également enregistré une forte augmentation du nombre de blessés de guerre admis dans les hôpitaux de Mogadiscio soutenus par le CICR.     En 2010, le CICR a également visité 500 928 détenus, dont 30 674 ont fait l'objet d'un suivi individuel, dans 1 783 lieux de détention. Ces visites visent à garantir le respect de la dignité des détenus, ainsi qu'à prévenir la torture, les mauvais traitements ou toute autre forme d'abus. Elles visent également à faire en sorte que les détenus jouissent de conditions de détention correctes et qu'ils puissent échanger des nouvelles avec leur famille, comme l'exige le droit international humanitaire.