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Libéria / Côte d'Ivoire : la Croix-Rouge renforce ses activités de rétablissement des liens familiaux

24-03-2011 Communiqué de presse 11/69

Monrovia / Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et la Croix-Rouge nationale du Libéria ont intensifié leurs activités d'enregistrement et d'assistance aux enfants séparés de leurs parents et non accompagnés qui ont fui la Côte d’Ivoire et se trouvent au Libéria.

En effet, la recrudescence des combats dans l’ouest de la Côte d’Ivoire depuis le 24 février a provoqué un second afflux de réfugiés plus soudain et plus désorganisé que le premier, et davantage de familles ont été dispersées.

« Il est difficile d’estimer le nombre de réfugiés au Libéria », a indiqué Karin Hofmann, chef de la délégation du CICR à Monrovia. « La population réfugiée est très mobile et beaucoup préfèrent rester dans des familles d’accueil vivant près de la frontière, où l’accès à l’assistance humanitaire est difficile. Nous craignons qu'un grand nombre de ces réfugiés ne reçoivent pas toute l’assistance dont ils auraient besoin. » L’Organisation des Nations Unies estime à plus de 90 000 le nombre de réfugiés actuels au Libéria.

Depuis le début de cette seconde vague de déplacement, le CICR a enregistré 54 enfants qui avaient été séparés de leurs parents. Beaucoup d’autres encore ont été orientés vers le CICR ou la Société nationale du Libéria. Pour aider les réfugiés ivoiriens à rétablir le contact avec leur famille, la Croix-Rouge leur a donné la possibilité d’appeler gratuitement des proches ou de leur transmettre des messages écrits. Ainsi, quelque 600 appels ont été passés, et plus de 350 messages transmis. Comme dans le comté de Nimba, le nombre de réfugiés a aussi commencé à augmenter dans les comtés de Grand Gedeh et de Maryland, plus au sud. La Croix-Rouge adapte ses opérations en conséquence.

Le nombre croissant de réfugiés représente une charge très lourde pour les communautés d’accueil libériennes. Avant même l’arrivée des Ivoiriens, il y avait pénurie d’eau potable, les systèmes d’assainissement étaient insuffisants et l’accès aux soins de santé était limité dans certains villages frontaliers reculés. « Les communautés d’accueil ont reçu les réfugiés ivoiriens et ont généreusement partagé le peu de ressources qu’elles avaient, note Karin Hoffman. Elles aussi doivent pouvoir bénéficier de l’assistance humanitaire, il ne faudrait pas les oublier. »

Pour répondre aux besoins en eau et en assainissement dans le comté de Nimba, le CICR, la Croix-Rouge nationale du Libéria et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ont construit 86 latrines et quatre bains publics, et ont remis en état ou creusé 23 puits. En outre, une station de traitement et de distribution d’eau a été récemment installée dans la ville frontalière de Buutuo, dont la population a triplé avec l’afflux de réfugiés. Chaque jour, cette station approvisionne en eau potable plus de 10 000 habitants et réfugiés.

  Informations complémentaires :  

  Noora Kero, CICR Monrovia, tél. : +231 77 55 65 33  

  Steven Anderson, CICR Genève, tél. : +41 22 730 20 11 ou +41 79 536 92 50