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Libye : distribution de secours supplémentaires à Bani Walid où les combats s’enlisent

23-10-2012 Communiqué de presse 12/210

Tripoli / Genève (CICR) – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant-Rouge libyen ont commencé aujourd'hui à distribuer des secours à des milliers de personnes qui ont dû quitter Bani Walid ces derniers jours à la suite des tensions et des combats dont la ville a été le théâtre.

Le personnel du CICR et des volontaires du Croissant-Rouge libyen distribuent des bâches en plastique, des matelas, des couvertures, des ustensiles de cuisine et des articles d'hygiène aux nombreuses personnes déplacées à Urban. De plus, 17 tonnes de denrées alimentaires de base (riz, huile, haricots, sel, sucre, thé et concentré de tomates) et 7 tonnes d’autres articles seront acheminés aujourd'hui depuis Tripoli pour être distribués aux personnes déplacées à Urban, Temesla Wadi Mansour et dans d’autres régions.

« Urban et Temesla Wadi Mansour sont les deux principaux points de passage des civils qui s'enfuient de chez eux », explique Asma Khaliq Awan, la déléguée responsable des distributions. « Mais nous avons entendu dire que beaucoup d'autres routes sont empruntées par les déplacés et que des personnes sont en train d'errer sur des pistes de sable dans le désert. À ce jour, nous ne pouvons pas donner de chiffres exacts du nombre de personnes déplacées, car ils changent constamment. Certaines personnes tentent de parvenir jusqu'à Tripoli alors que d'autres vont essayer de rester dans la région, le plus près possible de chez elles. Les personnes déplacées sont des femmes et des enfants pour la plupart. Leurs conditions sont très dures et l'hygiène en particulier est préoccupante. Ces personnes ont besoin de toute urgence de vivres, d'eau et d’articles d'hygiène. »

Entre-temps, d’autres collaborateurs du CICR conduisent une soixantaine de travailleurs étrangers à Tarhuna, où le CICR a installé le 22 octobre une base temporaire pour ses opérations humanitaires. Ces travailleurs, qui viennent principalement du Bangladesh et de l'Inde, ont déjà fait plus de 30 kilomètres à pied depuis Bani Walid.

« Nous sommes très inquiets des conséquences que la violence peut avoir sur l'ensemble de la population qui est encore dans Bani Walid, y compris bien sûr sur les étrangers et les blessés. La situation est d'autant plus dangereuse que les combats se tiennent dans des zones densément peuplées », explique Ishfaq Muhammad Khan, chef de la délégation du CICR en Libye. « Nous recevons beaucoup d'appels nous demandant de leur porter secours. Mais pour évacuer les personnes blessées de Bani Walid, nous devons pouvoir accéder en toute sécurité dans la ville. Nous sommes donc en contact avec toutes les parties concernées pour que cet accès nous soit garanti. »

Depuis que les violences ont éclaté à Bani Walid, le CICR est entré dans la ville à deux reprises, les 10 et 19 octobre. Il a pu approvisionner l'hôpital de Bani Walid et la structure de santé de Dahra, et acheminé des fournitures chirurgicales en quantité suffisante pour traiter une centaine de patients blessés par arme, et d'autres fournitures médicales requises d'urgence.

En sa qualité d'organisation exclusivement humanitaire neutre et indépendante, le CICR appelle toutes les personnes impliquées à respecter en tout temps la vie, le bien-être physique et la dignité des personnes. Il demande instamment à tous de respecter et protéger les personnes blessées, le personnel médical, les structures de santé et tous les véhicules utilisés comme ambulances. Le personnel de santé et en particulier les volontaires du Croissant-Rouge libyen doivent pouvoir accomplir leur travail sans entrave.

Informations complémentaires :
Soaade Messoudi, CICR Tripoli, tél. : +218 913 066 198
Saleh Dabbakeh, CICR Tripoli, tél. : +218 919 307 706  
Vassily Fadeev, CICR Genève, tél. : +41 79 536 92 48