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Yémen : les mines continuent de mutiler et de tuer des civils

04-04-2012 Communiqué de presse 12/73

Sanaa (CICR) – Les mines antipersonnel continuent de faire des victimes dans différents endroits du Yémen où les combats se poursuivent. Les principales victimes sont des civils, parmi lesquels des femmes et des enfants.

Ces engins mortels sont une grave menace dans plusieurs régions, que ce soit dans les gouvernorats de Saada et de Hajjah dans le nord, dans la région d'Arhab dans le centre du pays, ou encore dans le sud du pays.

« Nous avons observé une augmentation du nombre des mines antipersonnel nouvellement posées dans certains endroits, explique Éric Marclay, chef de la délégation du Comité International de la Croix-Rouge (CICR) au Yémen. Les mines ont causé une recrudescence du nombre de blessés, principalement parmi les personnes déplacées qui tentaient de rentrer dans leurs villages. Pour nous, c'est clairement inacceptable et terriblement préoccupant. »

Après les dizaines d'années de conflit que le pays a connues, les mines antipersonnel se comptent par milliers au Yémen, malgré les activités de déminage entreprises ces dernières années. Tout emploi de ces armes est inacceptable. L'emploi des mines est aussi illégal au Yémen ; il est non seulement interdit par la loi yéménite, mais aussi – comme dans 158 autres pays – par la Convention de 1997 sur l'interdiction des mines antipersonnel.

Cette année marque le 15e anniversaire de la Convention de 1997 sur l'interdiction des mines antipersonnel. Les États parties à la Convention sont au nombre de 159, et 35 d'entre eux au moins ont encore des obligations en matière de déminage. Le Protocole de 2003 relatif aux restes explosifs de guerre a attiré 76 États parties. Quant à la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions, elle compte 70 États parties et 41 autres États signataires.

Informations complémentaires :
Dibeh Fakhr, CICR Sanaa, tél. : +967 711 944 343