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Syrie : un appel urgent est lancé aux parties au conflit pour qu’elles épargnent les civils

01-06-2013 Communiqué de presse

Genève (CICR) – Les combats ont redoublé d’intensité à Qusair, et la gravité de leurs répercussions sur les civils pris au piège de cette violence alarme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

D’après différentes informations provenant de l’intérieur de la ville, de nombreux blessés ne reçoivent pas les soins dont ils auraient besoin de toute urgence et la population manque tout autant de fournitures médicales, de nourriture et d’eau.

« Nous demandons à toutes les parties impliquées qu’elles assument pleinement leurs responsabilités en veillant à ce que les civils soient respectés et leur sécurité assurée. Les parties au conflit doivent prendre toutes les précautions possibles vis-à-vis des civils et de ceux qui ne participent plus aux hostilités, rappelle Robert Mardini, chef des opérations du CICR au Proche et Moyen-Orient. Nous avons demandé l’accès à Qusair et nous sommes prêts à entrer dès maintenant dans la ville pour venir en aide à la population civile, si nous avons l’assurance de pouvoir opérer en toute impartialité et sans aucune condition préalable d’aucune sorte. »

Des milliers de civils ont déjà fui la ville, abandonnant derrière eux tout ce qu’ils possédaient. Le Croissant-Rouge arabe syrien, soutenu par le CICR et d’autres, est venu en aide à un grand nombre. Des milliers d’autres personnes seraient encore à Qusair, dont des centaines de blessés dans un état grave et sans accès à des soins médicaux.

« Le tribut que les civils et les blessés doivent payer risque de s’alourdir si les combats se poursuivent. Nous demandons instamment à toutes les parties de respecter leurs obligations au regard du droit international humanitaire et de veiller en tout temps à épargner la vie des civils et de ceux qui ne participent plus aux hostilités », a affirmé M. Mardini.

Les civils sont encore plus exposés quand les combats se tiennent dans les zones habitées. Ils ne doivent pas être pris pour cible et ceux qui participent aux combats doivent prendre toutes les précautions nécessaires pour éviter de leur faire du mal. Les personnes qui souhaitent partir pour trouver refuge dans des zones plus sures doivent être autorisées à le faire à tout moment. Celles qui décident de rester ou qui sont dans l’incapacité de partir sont protégées par le droit international humanitaire. Les blessés – qu’il s’agisse de civils ou de combattants – doivent recevoir des soins médicaux le plus rapidement possible. Les combattants qui se sont rendus ou qui ont été capturés ne doivent pas être tués et doivent être traités humainement.

Informations complémentaires :
David Pierre Marquet, CICR Genève, tél. : +41 22 730 34 43 ou +41 79 536 92 48
Dibeh Fakhr, CICR Genève, tél. : +41 22 730 37 23 ou +41 79 447 37 26