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RD Congo : préoccupation pour les victimes des combats dans le Nord Kivu

01-11-2013 Communiqué de presse 13/184

Genève/Kinshasa/Kigali/Kampala (CICR) – La reprise des combats opposant les forces armées congolaises au groupe armé M23 dans le territoire du Rutshuru, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a eu des conséquences humanitaires importantes ressenties jusqu’en Ouganda et au Rwanda.

 

« Dans de telles situations, il y a toujours un risque que des éléments incontrôlés de la population, des forces armées ou des groupes armés commettent des actes de vengeance ou de représailles. Nous appelons les autorités à tout mettre en œuvre pour empêcher de tels actes », a déclaré Alessandra Menegon, cheffe de la délégation du CICR en RDC.

« Les combattants capturés ou qui se sont rendus, ou toute autre personne arrêtée, doivent être traités humainement, leur vie et leur dignité doivent être respectées. Nous espérons  commencer très prochainement à visiter ces personnes pour nous assurer de leurs conditions de détention », a ajouté Mme Menegon.

Depuis la reprise des combats le 25 octobre, le CICR et les Sociétés nationales de la Croix-Rouge en République démocratique du Congo, au Rwanda et en Ouganda travaillent sans relâche pour apporter assistance et protection aux personnes touchées par le conflit, qu’elles soient blessées, déplacées ou réfugiées.

À Goma, en RDC, une équipe chirurgicale du CICR prend en charge des blessés de guerre à l’hôpital de Ndosho. Du matériel médical et chirurgical pour soigner 50 blessés de guerre et des sacs mortuaires ont été fournis à l’hôpital militaire de Katindo. Le CICR approvisionne également l’établissement en eau potable à hauteur de 10 000 litres par jour.

Dans les zones touchées par les combats, des volontaires de la Croix-Rouge de la République démocratique du Congo ont commencé à recueillir et à inhumer des dépouilles. Leur travail est d’autant plus difficile qu’ils doivent tenir compte des risques posés par les restes des explosifs de guerre. Alors qu’une équipe du CICR se trouve à Rutshuru depuis deux jours et évalue les besoins humanitaires dans la région, une deuxième équipe part aujourd’hui pour renforcer les capacités de prise en charge psychologique dans la  maison d’écoute de la ville, un centre de soutien pour les victimes de violences sexuelles.

Au Rwanda, les volontaires de la Croix-Rouge rwandaise sont restés mobilisés le long de la frontière pour dispenser des premiers soins aux personnes blessées alors qu’elles fuyaient les zones de combat. Mardi, une équipe du CICR s'est rendue à l'hôpital de Gisenyi où plusieurs blessés ont été admis suite aux violences dans le Rutshuru. Le CICR soutient les autorités hospitalières rwandaises dans leur prise en charge médicale de ces blessés avec du matériel et des conseils techniques et un chirurgien a assisté les médecins rwandais. Le 31 octobre, un patient nécessitant des soins particuliers a pu être évacué vers un hôpital gouvernemental à Kigali.

Des milliers de familles ont également fui en Ouganda où le CICR, avec le soutien des volontaires de la Croix-Rouge ougandaise présents sur les sites de réfugiés, leur offre la possibilité de reprendre contact avec leurs familles et identifie les enfants mineurs qui auraient été séparés de leur famille lors de leur déplacement. 

Informations complémentaires :

Annick Bouvier, CICR Kinshasa, tél. : +243 81 700 85 36
Jean-Pascal Moret, CICR Goma, tél. : +243 81 700 77 86
Jean-Yves Clémenzo, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17
Emmanuel Kagimbura, CICR Kigali, tél. +250 78 830 05 09
Adebayo Olowo-Ake, CICR Kampala, tél.: +256 77 222 19 94