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Croix-Rouge et Union européenne : pour un accès plus sûr aux soins de santé

04-12-2013 Communiqué de presse 13/216

Genève (CICR) / Bruxelles (UE) – Du 1er au 22 décembre, l’Union européenne, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et sept Sociétés nationales de la Croix-Rouge mènent une campagne d’affichage destinée à sensibiliser l’opinion publique à la nécessité que les personnels de santé et les structures médicales soient respectés dans les conflits armés. Une série d’affiches illustrant le fait qu’il est possible d’assurer aux blessés et aux malades un accès rapide aux soins, même dans les situations de violence, sont ainsi visibles dans la rue, notamment à des arrêts de bus, et dans le métro à Amsterdam, Berlin, Bruxelles, Londres, Madrid, Paris et Varsovie.

Ces affiches représentent entre autres un jeune garçon ayant survécu à une blessure potentiellement mortelle parce que l’ambulance qui l’emmenait à l’hôpital a pu passer en premier au poste de contrôle ou encore une femme ayant pu donner naissance à un bébé en parfaite santé dans un hôpital militaire parce que les médecins y prodiguent les soins sans aucune discrimination.

« Des milliers de personnes dans le monde entier pourraient avoir la vie sauve si les autorités, l’armée, la police et d’autres acteurs prenaient des mesures concrètes pour rendre l’accès aux soins plus sûr dans les situations de violence armée », constate Peter Maurer, président du CICR. « Lors d’une visite à l’hôpital Mirwais dans le sud de l’Afghanistan, j’ai vu des parents terrifiés arriver avec deux enfants gravement blessés après avoir marché sur une mine. Heureusement, les médecins ont pu les opérer immédiatement et ils ont tous deux survécu à leurs blessures. Plus d’un millier d’opérations sont pratiquées chaque mois à l’hôpital Mirwais, qui demeure opérationnel en dépit des combats et de l’insécurité généralisée. »

Parmi les mesures qui devraient être prises, on peut citer la nécessité que les ambulances et autres véhicules sanitaires aient la priorité aux postes de contrôle et que les secouristes aient la formation et l’équipement nécessaires et puissent accéder sans entrave aux personnes qui ont besoin d’aide.

« Au fil de mes différentes missions en République centrafricaine, j’ai constaté une dégradation rapide de la situation dans le pays. À Kaga Bandoro, j’ai visité un hôpital pillé de tout, même de ses matelas. Il n’y a aucune structure médicale opérationnelle à l’extérieur de la capitale Bangui en dehors de celles d’organisations humanitaires », indique Kristalina Georgieva, commissaire européenne à la coopération internationale, à l’aide humanitaire et à la réaction aux crises. « Une situation de violence armée n’est pas une excuse pour mépriser les principes humanitaires et basculer dans le chaos. Les personnels de santé, les structures médicales et les véhicules sanitaires doivent être respectés et protégés, en particulier dans ce genre de situation. Les parties en présence doivent donc veiller à ce que les membres du personnel médical ne soient pas pris pour cible et à ce que les hôpitaux, les dispensaires mobiles et les ambulances ne soient pas endommagés ni utilisés de manière abusive. »

Le CICR a collecté des données sur 1 405 incidents d’entrave de la fourniture des premiers secours survenus dans 23 pays entre janvier 2012 et juillet 2013. Les organismes et personnels de santé locaux, dont les secouristes de Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, ont été les premiers touchés et représentent 91 % de ces incidents.

La campagne menée dans les capitales européennes précitées vise à sensibiliser à l’urgence du problème ainsi qu’à contribuer au respect de la neutralité des personnels de santé, structures médicales et véhicules sanitaires.

Informations complémentaires sur la campagne « Les soins de santé en danger », notamment le rapport « Violent Incidents Affecting Health Care », et séquences vidéo et photo sur les sites web Les soins de santé en danger et de la Commission européenne.

 

Informations complémentaires :
David-Pierre Marquet, ICRC Geneva, tel: +41 22 730 25 02 or +41 79 536 92 48
David Sharrock, porte-parole de l’Office humanitaire des Communautés européennes (ECHO), Commission européenne, tél. : +32 2 296 89 09