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Un budget ambitieux mais réaliste pour répondre à des besoins croissants en 2014

05-12-2013 Communiqué de presse

Alors que des millions de personnes en Syrie, au Mali, en Somalie et en République démocratique du Congo luttent pour faire face aux conséquences dévastatrices de conflits armés, des millions d’autres subissent un calvaire semblable dans des contextes moins médiatisés tels que la République centrafricaine. Toutes ont besoin d’aide. C’est pourquoi le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui est présent dans plus de 80 pays à travers le monde, lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 1,29 milliard de francs suisses (1,05 milliard d’euros ou 1,33 milliard de dollars US) pour financer ses activités en 2014.

« Les conflits armés et autres situations de violence portent atteinte à la vie et à la dignité d’innombrables hommes, femmes et enfants. Notre ambition est d’atteindre ces personnes et de leur fournir un large éventail de services, allant de l’assistance d’urgence à l’appui au relèvement et au renforcement de leur capacité à faire face aux crises humanitaires. Nous cherchons également à avoir plus largement accès aux groupes de population particulièrement vulnérables tels que les détenus », a indiqué le président du CICR, Peter Maurer, lors d’une conférence de presse tenue à Genève à l’occasion du lancement des appels d’urgence de l’institution. « Le budget pour 2014 correspond à une estimation réaliste des ressources nécessaires pour pouvoir continuer d’offrir un ensemble de services de qualité, adaptés aux besoins propres à chaque situation, tout en tenant dûment compte des conditions de sécurité difficiles qui prévalent dans certains contextes clés. » Ce budget comprend les chiffres initiaux de 1 milliard 104,4 millions de francs pour les opérations sur le terrain et de 191,7 millions de francs pour le soutien apporté par le siège du CICR à Genève.

En 2014, les opérations les plus importantes du CICR en termes de dépenses seront conduites en Syrie – où sévit l’une des crises les plus graves et les plus sanglantes que le monde ait connues depuis longtemps et pour laquelle le budget se monte à plus de 105 millions de francs, soit 10 % des dépenses annuelles totales de l’institution – ainsi qu’en Afghanistan, en République démocratique du Congo, en Somalie, au Soudan du Sud, en Irak, au Mali, en Israël et dans les territoires occupés, au Soudan et en Colombie. Aux Philippines, le CICR intensifiera ses opérations de secours dans les zones touchées par le typhon Haiyan.

Si certains conflits et autres situations de violence bénéficient d’une large attention, d’autres sont presque oubliés par les médias et la communauté internationale en dépit de leur gravité sur le plan humanitaire. Ainsi, les civils paient chaque jour un lourd tribut à la violence qui fait rage dans les pays en proie de longue date à un conflit et à l’instabilité, comme l’Afghanistan, l’Irak ou le Yémen, pour n’en citer que quelques-uns.

Le CICR prévoit de concentrer ses efforts notamment sur les blessés et les malades, les personnes handicapées, les déplacés, les migrants et les détenus. Il continuera également de répondre aux besoins physiques et psychologiques des victimes de viols et d’autres formes de violence sexuelle.

« Nous sommes déterminés à venir en aide à celles et ceux qui en ont le plus besoin, où qu’ils se trouvent. Pour avoir accès aux victimes de tout bord dans un conflit armé ou une autre situation de violence en vue de leur fournir une aide impartiale, il faut obtenir l’acceptation et la confiance des parties en présence, ce à quoi nous devons continuer de travailler », explique M. Maurer. Le président du CICR souligne en outre que l’institution porte fréquemment assistance aux populations vivant dans des zones reculées où aucune autre organisation n’est en mesure de se rendre, telles que certaines régions de la République centrafricaine, de la Somalie ou du Soudan du Sud, ainsi que le nord du Nigéria.

« Il est particulièrement important que nous renforcions encore notre partenariat avec les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge du monde entier. En collaborant avec leur réseau de volontaires expérimentés, nous pouvons en effet mieux comprendre la situation sur le terrain et les besoins des personnes que nous cherchons à aider, et nous améliorons également notre capacité à faire face aux besoins humanitaires, en particulier lorsqu’ils surviennent de manière inopinée ou dans des endroits très isolés », précise M. Maurer.

Le CICR entend en outre continuer de mobiliser d’autres organisations et d’intensifier ses relations avec les groupes d’influence pour faire mieux connaître les principes essentiels du droit humanitaire et faire en sorte que les travailleurs humanitaires puissent plus facilement venir en aide en toute sécurité, à temps et sans entrave aux populations sur le terrain.

Trouver le juste équilibre entre apporter une aide aux personnes qui en ont besoin et garantir la sécurité des travailleurs humanitaires demeure d’ailleurs une priorité essentielle pour le CICR. « Rien qu’en Syrie, 32 volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien ont déjà été tués dans l’exercice de leurs fonctions depuis le début des hostilités, explique M. Maurer. Les travailleurs humanitaires ne devraient jamais être pris pour cible. »

Or, en de nombreux endroits, les personnels de santé, les structures médicales et même les véhicules sanitaires sont fréquemment attaqués par des groupes armés, et la violence empêche souvent l’accès aux soins de santé. Rendre la fourniture de ces soins plus sûre dans les conflits armés et autres situations de violence demeurera une priorité en 2014. Le CICR compte en outre renforcer son soutien aux hôpitaux, aux soins de santé en milieu carcéral et à la réadaptation physique.

En plus d’œuvrer dans les zones de conflit armé, l’institution continuera de venir en aide à celles et ceux qui sont touchés par les effets d’autres situations de violence, y compris des situations de répression étatique, de violence intercommunautaire et de violence armée en milieu urbain. « Il n’est pas rare que des personnes prises dans ces situations soient soumises à des détentions arbitraires, disparaissent ou soient victimes d’actes de torture ou d’autres formes de mauvais traitements, de violences sexuelles et autres », constate M. Maurer.

Informations complémentaires :
Alexis Heeb, CICR Genève, tél. : +41 22 730 37 72 ou +41 79 218 76 10 ; Twitter @AHeebICRC
Sebastien Carliez, CICR Genève, tél. : +41 22 730 28 81 ou +41 79 536 92 37
Dorothea Krimitsas, CICR Genève, tél. : +41 22 730 25 90 ou +41 79 251 93 18


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