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Syrie : plus de 2 000 civils quittent une ville assiégée près de Damas

14-10-2013 Communiqué de presse 13/167

Damas/Genève – Au cours des dernières 24 heures, les autorités syriennes ont permis à plus de 2 000 femmes, enfants et hommes âgés de quitter Mouadamiya, une ville assiégée de Damas-Campagne. Avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), le Croissant-Rouge arabe syrien a distribué des secours d'urgence, en particulier des vivres et de l'eau, à ceux qui quittaient la ville. En dépit de cette évolution très positive, le CICR reste extrêmement préoccupé par la situation des personnes qui sont toujours à Mouadamiya, et qui ont peu ou pas accès à des vivres ou à des soins médicaux.

« Nous nous félicitons de la décision prise par les autorités de laisser les civils quitter Mouadamiya. Cependant, de très nombreux habitants, notamment des enfants, se trouvent encore dans la ville, qui est assiégée depuis près de dix mois », a déclaré Magne Barth, chef de la délégation du CICR en Syrie. « Nous sommes particulièrement préoccupés par ceux qui sont malades ou blessés. Il faut que les secours et le personnel humanitaire puissent entrer dans la ville - c'est ce que nous ne cessons de réclamer ces deux derniers mois.  »

Les personnes qui ont été autorisées à quitter Moaddamiyah ont été emmenées vers des abris dans la ville voisine de Qudsaya, où le CICR et le Croissant-Rouge arabe syrien ont distribué des rations alimentaires, de l’eau potable et d'autres secours. La situation qu'ils décrivent de la ville assiégée est alarmante.

Le CICR estime que des milliers de personnes ont quitté Mouadamiya, notamment des centaines de personnes malades ou blessées qui nécessitent des soins médicaux urgents. « Nous appelons les autorités syriennes à permettre l'acheminement urgent de secours médicaux dans toutes les zones assiégées de Damas-Campagne » a précisé M. Barth. « De plus, toutes les parties doivent s'assurer que les civils restés à Moaddamiyah sont protégés, que les malades et les blessés reçoivent un traitement médical approprié et que ceux qui souhaitent quitter les zones assiégées peuvent le faire en toute sécurité. »

En vertu du droit international humanitaire, toutes les parties au conflit doivent autoriser et faciliter le passage sans entrave de l'aide humanitaire destinée aux civils. Les parties doivent respecter le droit des malades et des blessés à être traités et soignés sans discrimination.

Informations complémentaires :
Simon Schorno, CICR Damas, tél. : +963 9993 700 847
Ewan Watson, CICR Genève, tél. : +41 22 730 33 45 ou +41 79 244 64 70


Photos

Deux volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien déterminent ce dont cette femme a besoin pour le voyage de Moaddamiyah jusqu'aux abris qui ont été établis à Qudsaya avec le soutien de la Fédération internationale et du CICR. 

Deux volontaires du Croissant-Rouge arabe syrien déterminent ce dont cette femme a besoin pour le voyage de Moaddamiyah jusqu'aux abris qui ont été établis à Qudsaya avec le soutien de la Fédération internationale et du CICR.
© Fédération / I. Malla

Qudsaya. Deux volontaires du Croissant Rouge arabe syrien examine un bébé qui vient d'arriver de Moaddamiyah. 

Qudsaya. Deux volontaires du Croissant Rouge arabe syrien examine un bébé qui vient d'arriver de Moaddamiyah.
© Fédération / I. Malla

Des volontaires du Croissant Rouge arabe syrien accueillent ceux qui ont fui Moaddamiyah et arrivent en bus dans la banlieu de Qudsaya. 

Des volontaires du Croissant Rouge arabe syrien accueillent ceux qui ont fui Moaddamiyah et arrivent en bus dans la banlieu de Qudsaya.
© IFRC / I. Malla