Serbie / Kosovo : engagement commun autour d’un charnier présumé à Raska
27-05-2010 Communiqué de presse 10/92
Pristina / Belgrade (CICR) – Après la publication par les médias d'informations faisant état de l’existence présumée d'un charnier près de la ville serbe de Raska, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a convoqué, à la demande des parties, une réunion spéciale du groupe de travail sur les personnes disparues dans le cadre des événements qui se sont déroulés au Kosovo entre janvier 1998 et décembre 2000. La réunion a eu lieu hier à Pristina.
« Les allégations concernant des charniers comme celui de Raska rappellent que des milliers de familles d’origines ethniques différentes vivent en permanence dans l’angoisse, tout en continuant d’espérer savoir un jour ce qu’il est advenu de leurs proches », a expliqué Lina Milner, la déléguée du CICR qui a présidé la réunion du groupe de travail. « Par cette réunion spéciale, le CICR s'attache une fois de plus à faciliter le dialogue entre les autorités de Belgrade et de Pristina, et à les aider à échanger des informations susceptibles de faire la lumière sur le sort de personnes disparues. »
Des représentants du Parquet serbe pour les crimes de guerre, du Conseil pour les crimes de guerre (le Tribunal spécial) de Belgrade, et de la Mission européenne de police et de justice au Kosovo (Eulex) ont été invités à participer à la réunion en tant qu’observateurs.
« La question des personnes disparues a plusieurs dimensions : politique, juridique, sociale et autres. N’oublions toutefois pas qu’il s’agit avant tout d’un problème humanitaire, a précisé L. Milner. Les familles ont le droit de savoir ce qu'il est advenu de leurs proches. Le CICR espère que les autorités concernées continueront à rechercher activement d’autres charniers pour pouvoir élucider le sort des personnes portées disparues. »
En sa qualité d’intermédiaire neutre, le CICR préside depuis mars 2004 le groupe de travail sur les personnes disparues dans le cadre des événements du Kosovo. Sa fonction première est de contribuer aux efforts de recherche de personnes disparues et de communiquer toute information obtenue à leurs familles.
Lors de la réunion d’hier, les deux par ties – Pristina et Belgrade – ont indiqué qu’elles étaient prêtes à prendre les mesures qui permettraient de procéder à un examen du site, dès que des informations précises et fiables suffisantes auraient été réunies.
Le CICR est disposé à apporter son soutien à toute opération future qui viserait également à apaiser les familles concernées.
Informations complémentaires :
Idriz Gashi, CICR Pristina, tél. : +377 44 168 848
Gordana Milenkovic, CICR Belgrade, tél. : +381 11 228 55 45
Christian Cardon, CICR Genève, tél. : +41 22 730 24 26
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