RDC / République du Congo : rétrospective de l’action du CICR à Likouala et Équateur
16-04-2012 Collection de photos
Des violences intercommunautaires ont éclaté concernant les droits de pêche entre les villages d’Enyele et de Monzaya situés dans la province de l’Équateur, dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC) en 2009, provoquant le déplacement de plus de 165 000 personnes. La situation étant aujourd’hui stable, un photographe a récemment capturé avec son objectif les multiples problèmes auxquels la population fait face ainsi que l’action menée par le CICR et deux Sociétés nationales pour aider cette population.
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Pour atteindre les communautés déplacées touchées par la violence armée et répondre à leurs besoins, le CICR a ouvert deux bureaux de chaque côté du fleuve Oubangui en 2010 : le premier à Dongo (République démocratique du Congo) et le second à Impfondo (République du Congo). L’accès à ces deux localités est très difficile car elles sont mal reliées par la route et sont entourées à la fois d’une forêt dense et de vastes étendues d'eau, ce qui rend particulièrement difficile l’accès à Enyele et Monzaya, les deux villages qui sont au cœur du différend.
En lançant leurs opérations simultanément à pied, en moto et en canoë, les collaborateurs du CICR ont réussi à fournir un soutien continu à la population locale. L’action humanitaire menée au cours des années a consisté notamment à :
- aider à reconstruire plus d'un millier de maisons en RDC
- contribuer à réunir plus de 200 enfants avec leurs parents ou d'autres membres de leur famille dont ils avaient été séparés
- aider à l'inhumation des personnes décédées
Le CICR a aussi assuré la sécurité alimentaire des communautés déplacées à la fois par une distribution de vivres et des initiatives productives avec des programmes de culture du riz et du manioc.
La situation humanitaire s’est sensiblement améliorée les années suivantes et la crise s’est stabilisée dans la région, le CICR a donc décidé de retirer sa présence permanente en fermant son bureau à Impfondo en janvier 2012 et son bureau à Dongo en mars 2012.
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Les dépouilles, enterrées depuis 2009, ont été exhumées en juillet 2011, ce qui permet aux familles et aux proches d’organiser des cérémonies funéraires dignes pour leurs proches dans leurs villages natals.
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En 2009, les droits de pêche contestés sur les étangs ont déclenché la violence armée entre les habitants des villages d’Enyele et de Monzaya, qui a ensuite gagné toute la province.
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Une équipe du CICR a descendu à pirogue le fleuve Oubangui lors d’une mission visant à distribuer les boutures de manioc, des outils agricoles et du matériel de pêche pour éviter l’appauvrissement des réserves alimentaires. Léquipe a aussi formé la population locale aux techniques de plantation. L’assistance a bénéficié à quelque 100 000 personnes dans le district de Likouala.
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Par cette distribution, le CICR vise à renforcer la capacité économique de la population locale de Likouala, pour éviter l'épuisement des produits de base comme le manioc et le poisson.
En collaboration avec les volontaires de la Croix-Rouge congolaise, le CICR a aidé les familles de cinq districts du pays (Btou, Enyele, Liranga, Impfondo, Dongou). En plus du matériel de pêche et des outils agricoles, les familles ont reçu des boutures de manioc résistantes au virus très destructeur de la mosaïque.
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La fillette a été séparée de ses parents durant la violence armée en 2009. On ne connaît toujours pas le sort de ses parents. Le CICR a réuni plus de 200 enfants qui ont été séparés de leurs familles en 2009.
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