Libéria : les communautés locales ouvrent leur cœur et leur porte aux réfugiés ivoiriens
25-05-2012 Collection de photos
Des dizaines de milliers de personnes ont fui de la Côte d'Ivoire au Libéria quand les violences ont éclaté à la suite des élections de 2010. Mais tous ne sont pas allés dans les camps de réfugiés installés pour eux. Beaucoup ont préféré vivre dans des communautés d'accueil, même si l'assistance qui leur est fournie par les organisations humanitaires est moindre.
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Télécharger l'image en haute résolutionBawaydee compte quelque 1 500 habitants. Cette population résidente accueille 900 réfugiés ; le CICR a donc construit une pompe pour répondre à l'augmentation des besoins en eau.
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Télécharger l'image en haute résolutionElle explique que le CICR a construit la pompe en octobre 2011 par suite de l'afflux de réfugiés. « Il y avait de gros besoins en eau à ce moment-là, et nous devions aller prendre de l'eau au ruisseau », explique-t-elle. Mabel nous explique qu'il y a des règles au sein de la communauté pour puiser l'eau, nettoyer la pompe, etc. Plus de 100 personnes (population locale et réfugiés inclus) s'approvisionnent en eau à la pompe deux fois par jour.
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Télécharger l'image en haute résolutionCéline est arrivée au Libéria à la fin de l'année 2010, avec son mari et ses quatre enfants. Ils ont fui leur pays à cause des violences qui ont suivi les élections. « Nous avons été accueillis chez Nancy, une femme d'une très grande gentillesse. Elle vient de perdre son mari et nous sommes un peu comme sa seconde famille », explique Céline.
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Télécharger l'image en haute résolution« Des habitants m'ont accueillie et hébergée en 1990 quand j'ai dû me réfugier en Côte d'Ivoire, explique Nancy. Nous sommes de la même ethnie et nous parlons la même langue, même si les langues nationales différent de part et d'autre de la frontière. Mes trois filles sont mariées à des Ivoiriens et vivent là-bas. Nous avons de la famille des deux côtés de la frontière. »
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Télécharger l'image en haute résolutionDepuis que les familles d'accueil les hébergent, les réfugiés ont dû notamment utiliser les ustensiles de cuisine de leurs hôtes et manquent d'articles essentiels tels que moustiquaires et nattes. En avril 2012, le CICR a distribué un assortiment d'ustensiles de cuisine, une bâche, un seau en plastique, deux moustiquaires, six nattes, deux couvertures, six « lappers » (carrés de tissu) et six pains de savon à lessiver à 2 500 familles au total.
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Télécharger l'image en haute résolutionCecilia a offert à une famille de réfugiés un espace pour se construire un abri ainsi qu'un petit lopin de terre à cultiver. En février 2012, le CICR et la Croix-Rouge nationale du Libéria ont distribué à chacune des 750 familles d'agriculteurs qui hébergent des réfugiés suffisamment de semences pour quelque 40 ares de riz.
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Télécharger l'image en haute résolutionPour montrer aux médias les liens solidaires et fraternels qui unissent les communautés d'accueil libériennes et les réfugiés ivoiriens, le CICR a décidé d'emmener deux journalistes de LBS (la société de radiodiffusion libérienne) dans le comté de Grand Gedeh, à la frontière avec la Côte d'Ivoire.
« Nous venons juste de brûler et de nettoyer cette parcelle pour pouvoir y semer les graines fournies par le CICR et la Croix-Rouge nationale du Libéria, explique Cecilia. Nous espérons avoir suffisamment de riz pour nourrir notre famille et pour en vendre un peu aussi. De cette façon, nous pourrons également continuer à aider les réfugiés que nous hébergeons. »
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Télécharger l'image en haute résolutionEn février 2012, le CICR et la Croix-Rouge nationale du Libéria ont distribué à chacune des 750 familles d'agriculteurs qui hébergent des réfugiés suffisamment de semences pour quelque 40 ares de riz. Si tout va bien, sur cette quarantaine d'ares ensemencés, chaque famille récoltera 500 kg de riz. Lawrence Sacker ira voir les agriculteurs pour les conseiller. « Nous conseillons les agriculteurs sur la façon d'améliorer leur récolte, explique-t-il. Le reste dépend du climat. » Dans l'idéal, nous voudrions que les familles puissent cultiver suffisamment de riz pour subvenir à leurs besoins alimentaires, qu'ils en vendent une partie pour en tirer de l'argent et qu'il leur en reste suffisamment pour les semailles de la saison prochaine. »
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Télécharger l'image en haute résolutionDepuis que les réfugiés ivoiriens sont arrivés au Libéria fin 2010, le CICR et la Croix-Rouge nationale libérienne ont aidé ces réfugiés et les communautés d'accueil en construisant et réparant des réseaux d'approvisionnement en eau et d'assainissement, en fournissant des semences et du matériel agricole aux familles d'accueil et en distribuant des articles ménagers aux réfugiés.
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Télécharger l'image en haute résolution« Nous avons cédé des terrains à des réfugiés pour qu'ils se construisent des abris. Nous faisons partie de la même grande communauté. Vous voyez comment nos enfants jouent ensemble. Ils parlent la même langue et leurs racines sont les mêmes. »
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Télécharger l'image en haute résolution« L'environnement est plus amical, les enfants jouent ensemble dans le village et les réfugiés aident les habitants à cultiver davantage de terres, explique Céline, maman de quatre enfants. En Côte d'Ivoire on parle français et au Libéria ils parlent anglais, mais nos communautés de part et d'autre de la frontière parlent la même langue régionale ; nous avons la même culture et les mêmes racines. »

