Somalie : 20 ans de services médicaux d’urgence à l’hôpital Keysaney
07-06-2012 Collection de photos
L’hôpital Keysaney, situé dans le nord-est de Mogadiscio, joue un rôle essentiel dans la fourniture de soins médicaux d’urgence aux personnes touchées par la guerre depuis plus de 20 ans. Deux décennies de conflit armé ont fait payer un lourd tribut à la population somalienne et causé des ravages dans le pays. Les combats entre différentes factions politiques ont détruit des infrastructures essentielles, notamment des hôpitaux, dans l’ensemble du pays. Malgré tout, l’hôpital Keysaney est parvenu à prendre en charge plus de 216 000 personnes, dont 30 000 blessés par armes. Ce récit en photos retrace les prouesses de l’établissement et les défis qu’il a dû relever, à l’heure où il inaugure un nouveau bloc opératoire.
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L’hôpital Keysaney se situe dans le nord-est de Mogadiscio, en périphérie de la ville, sur le site d’une ancienne prison.
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En dépit des travaux de rénovation et de restructuration réalisés au fil des ans, l’ancien bloc opératoire de l’hôpital n’était plus adapté pour faire face au nombre croissant d’interventions, et son équipement devait être modernisé. La nouvelle structure abrite deux salles d’opération avec entrée et hall séparés – dont une pour le traitement des plaies septiques – ainsi qu’une pharmacie, une salle de réveil, une salle réservée au personnel, deux vestiaires et une salle de nettoyage.
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« Auparavant, j’avais vraiment l’impression de travailler dans une prison, précise Yusuf Mohamed Hassan, directeur de l’hôpital. Aujourd’hui, l’hôpital a été complètement réaménagé. »
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Depuis l’inauguration de ce bloc opératoire moderne, la qualité de vie des patients et du personnel médical s’est améliorée.
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Le nouveau bloc opératoire abrite notamment une salle de réveil moderne pour les soins postopératoires.
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L’hôpital Keysaney, dans le nord de Mogadiscio, a commencé à pratiquer la chirurgie de guerre et à dispenser des soins médicaux d’urgence à la population civile et aux combattants il y a 20 ans. L’hôpital est géré par le Croissant-Rouge de Somalie, avec le soutien du CICR. Un nouveau bloc opératoire y a récemment été inauguré à l’occasion du 20e anniversaire de l’établissement.
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« C’est un jour important pour le CICR et le Croissant-Rouge de Somalie, et un moment particulièrement émouvant pour moi. J’étais déjà ici, en 1992, quand nous avons ouvert l’hôpital. Et voilà qu’aujourd’hui, nous inaugurons le nouveau bloc opératoire, déclare Randi Jensen, une infirmière du CICR en Somalie, lors de l’inauguration de la nouvelle structure, le 2 février 2012, 20 ans après l’ouverture de l’établissement. « Je suis très fière du travail que nous avons accompli au fil des ans avec nos collègues du Croissant-Rouge de Somalie. »
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L’hôpital Keysaney a ouvert ses portes le 2 février 1992 dans les locaux d’une ancienne prison située sur la côte, dans le nord de Mogadiscio. Dans cet établissement d’une capacité de 90 lits, les chirurgiens et autres membres du personnel médical réalisent jusqu’à 2 500 opérations par an.
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L’hôpital a été ouvert en 1992 pour prendre en charge les blessés de guerre dans le nord de Mogadiscio, une région qui ne comptait alors aucun centre chirurgical. Le CICR a transformé une ancienne prison en hôpital et y a déployé des équipes chirurgicales.
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Depuis 1994, l’hôpital est géré par des Somaliens employés par la Société nationale du Croissant-Rouge. Le CICR apporte un soutien à l’hôpital dans de nombreux domaines, notamment en payant les salaires des employés, en les formant et en leur fournissant du matériel médical. À l’heure actuelle, l’hôpital accueille chaque mois en moyenne 210 patients nécessitant une opération chirurgicale, dont 120 sont des blessés par armes.
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Depuis son inauguration, l’hôpital a pris en charge pas moins de 30 000 personnes blessées par armes sur un total de 216 000 patients. Une consultation coûte un dollar américain, alors que les frais d’hospitalisation s’élèvent à deux dollars pour la division commune et à quatre dollars pour l’un des 13 lits de la division privée. Néanmoins, 30% des patients n’ont pas les moyens de payer ces frais et reçoivent donc des soins gratuitement.
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Ces 20 dernières années, le conflit armé a mis à rude épreuve l’hôpital Keysaney. L’établissement a même été touché par des tirs d’artillerie à de nombreuses reprises, y compris récemment. La violence contre les personnels de santé, les structures médicales et les patients est un problème humanitaire majeur aujourd’hui. Il est impératif d’assurer en tout temps le respect du droit international humanitaire, qui protège les structures médicales, les personnels de santé et les patients, pour que les établissements comme l’hôpital Keysaney puissent continuer de fournir leurs services vitaux.
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En vertu du droit international humanitaire, les structures médicales doivent être respectées et protégées en tout temps. Les parties au conflit doivent empêcher que les personnels de santé et les hôpitaux, dispensaires et autres structures médicales subissent les effets des hostilités. Lorsqu’elles lancent une attaque, défendent une zone ou positionnent leurs troupes et leur matériel, toutes les parties impliquées dans les violences doivent prendre toutes les précautions possibles pour réduire au minimum les effets potentiels des violences sur les civils et les établissements civils comme les hôpitaux.
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Un médecin forme le personnel de santé et des étudiants en médecine au triage des blessés en fonction de la gravité des blessures. L’hôpital Keysaney est géré par le Croissant-Rouge de Somalie. Le CICR fournit les équipements et prend en charge les salaires des employés et les coûts de formation.
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« C’est grâce à notre neutralité que nous pouvons travailler dans un environnement aussi difficile, explique Yusuf Mohamed Hassan, qui dirige l’hôpital depuis 2004. Tous les patients sont admis à l’hôpital, indépendamment de leur clan, de leur religion ou de leurs opinions politiques. Les services de l’hôpital sont essentiels pour la population de Mogadiscio. Ces 20 dernières années, plus de 216'000 personnes, dont 30'000 blessés par armes, ont reçu des soins ici. »

