Tchad : le CICR assiste les déplacés et autres personnes vulnérables dans l'est, en proie à l'insécurité et à la violence
13-08-2009 Collection de photos
En 2006 et 2007, plusieurs flambées de violence provoquaient le déplacement de dizaines de milliers de personnes dans l'est du Tchad. Aujourd'hui, les populations demeurent confrontées aux conséquences d'une insécurité chronique et de violences localisées, en particulier dans les zones frontalières avec le Soudan. Alors que les organisations humanitaires et de développement opérant dans la région sont rares, le CICR continue d'y assister les déplacés, les blessés de guerre et les détenus, mais aussi les personnes les plus vulnérables parmi les populations locales.
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En 2006 et 2007, plusieurs flambées de violence provoquaient le déplacement de dizaines de milliers de personnes dans l'est du Tchad. Aujourd'hui, les populations demeurent confrontées aux conséquences d'une insécurité chronique et de violences localisées, en particulier dans les zones frontalières avec le Soudan. Alors que les organisations humanitaires et de développement opérant dans la région sont rares, le CICR continue d'y assister les déplacés, les blessés de guerre et les détenus, mais aussi les personnes les plus vulnérables parmi les populations locales.
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Le CICR identifie et enregistre les enfants séparés de leur famille et les autres personnes vulnérables résidant dans les camps de réfugiés de l'Est tchadien. De l'autre côté de la frontière soudanaise, le CICR retrouve les familles de ces personnes afin de permettre l'échange des messages. Depuis début 2009, plus de 1 600 messages ont ainsi été collectés et distribués entre personnes séparées par les violences.
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Afin d'accroître la productivité des agriculteurs du Dar Sila (Est tchadien), de réduire leur temps de travail dans les champs et d'augmenter les surfaces cultivées, le CICR a distribué durant les mois de mai et juin des houes, ensembles de sarclage (arrachage des mauvaises herbes) et autres harnais pour les ânes à environ 3 700 familles dans 23 villages différents. Pour les deux tiers, il s'agit d'anciens déplacés récemment retournés chez eux. Les autres sont des familles résidentes.
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Première distribution de charrues dans le village de Moréna, dans la zone frontalière de Dogdoré (Dar Sila). Le déchargement des charrues en pièces détachées s'effectue avec l'aide du chef du village. Les équipes du CICR procèdent ensuite à l'assemblage puis aux démonstrations et essais des nouveaux outils.
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Dans les districts du Sila et de l'Assoungha, frontaliers avec le Soudan, le CICR prévoit de réhabiliter 30 puits en 2009, dans le but d'assurer à 36 000 personnes (déplacées, retournées ou résidentes), ainsi qu'à leur bétail, un accès à l'eau en meilleure quantité et qualité.
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Comme aussi à Kawa (Assoungha), le CICR construit ou réhabilite des centres de santé situés dans les zones rurales afin d'améliorer l'accès aux soins des personnes déplacées et des communautés qui les accueillent.
Dans les zones de Birak (Dar Tama) et Kawa (Assoungha), des accoucheuses traditionnelles sont aussi formées dans le but d'y améliorer la santé maternelle et infantile. Et environ 3 000 enfants de moins de 5 ans ont été vaccinés dans la préfecture de Guereda, et 2 300 femmes en âge de procréer y ont reçu des injections anti-tétaniques.
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La distribution de sorgho, huile, sucre et sel pour une durée de trois mois permet aux populations les plus vulnérables de parer au plus pressé. Elle bénéficie à 5 000 familles (soit environ 25 000 personnes) retournées ou résidentes dans la région du Sila, ainsi qu'à 670 familles (environ 4 000 personnes) toujours déplacées dans la zone de Birak.
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Le CICR fournit également aux populations dans le besoin un certain nombre d'articles tels que des bâches, couvertures, khangas (vêtements traditionnels en coton), bidons, seaux, sets de cuisine et autres savons. Des distributions effectuées en partie avec le soutien de la Croix-Rouge du Tchad, comme ici à Adé, tout prêt de la frontière soudanaise.
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Un puits récemment creusé dans le village d'Harouftama. La morphologie du terrain rend très difficile la recherche d'eau en profondeur. Nombre de tentatives se soldent par des échecs.
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Journée "ordinaire" au bloc opératoire de l'hôpital d'Abéché, la principale ville de l'Est tchadien : deux blessés par armes viennent d'être opérés avec le soutien de l'équipe chirurgicale du CICR.
De 2006 à 2008, cette équipe était basée dans la capitale N'Djamena et effectuait des missions ponctuelles à Abéché en cas d’afflux massif de blessés. En février 2009, elle s'est installée à l’hôpital de la ville, où elle opère les blessés de guerre ainsi que toute autre personne nécessitant une intervention d'urgence.
L'équipe est composée d’un chirurgien, d’un anesthésiste, d’une infirmière de bloc opératoire, d’une infirmière post opératoire, d'un physiothérapeute et d’un chef de projet.

