Libye : évacuations de blessés de l’hôpital de Syrte
24-10-2011 Collection de photos
Le 11 octobre, le CICR a évacué 17 patients pour qu’ils puissent bénéficier d’autres soins médicaux, les transférant d’abord vers un hôpital de campagne, d’où ils ont été héliportés vers des hôpitaux de Tripoli. Il s’agissait du troisième groupe de blessés évacués par le CICR de l’hôpital de Syrte en moins d’une semaine. Cette galerie réunit des photos illustrant cette opération. Le 17 octobre, le CICR a évacué 21 autres patients, portant à 49 le nombre total de personnes évacuées de l’hôpital de Syrte.
-

À l’hôpital Ibn Sina de Syrte, à la suite des affrontements violents des dernières semaines, seuls quelques membres du personnel de santé étaient encore présents pour prendre soin d’environ 75 blessés de guerre. Dans les couloirs de l’hôpital, des patients souffrant de graves brûlures et de blessures causées par des éclats d’obus ou ayant été récemment amputés gisaient au milieu d’une foule d’autres personnes.
-

Trois camions du CICR et six véhicules légers ont été utilisés sur deux jours pour évacuer 25 blessés de guerre. Cette opération a été rendue possible grâce à la coordination sur le terrain à Syrte avec les parties au conflit, avec lesquelles le CICR a établi un dialogue direct et transparent.
-

L’hôpital de Syrte a été partiellement détruit, ses fenêtres ont été endommagées et les salles n’étaient plus suffisamment sûres pour accueillir les patients. Ceux-ci, qui présentaient différents types de blessures comme des brûlures ou des amputations, ont été installés le long des couloirs dans de mauvaises conditions d’hygiène du fait de la pénurie d’eau.
-

L’équipe médicale du CICR a dû s’assurer que les patients étaient suffisamment stables pour pouvoir être évacués. Avec le personnel médical toujours présent à l’hôpital, elle a dû sélectionner les patients qui seraient évacués en priorité afin de pouvoir bénéficier d’autres soins médicaux.
-

L’hôpital Ibn Sina accueillait non pas uniquement des blessés, mais aussi des familles civiles – dont certaines étrangères – qui s’étaient réfugiées au sous-sol et dans les couloirs de l’hôpital à cause des combats. Les enfants étaient terrifiés et épuisés. Le CICR et le Croissant-Rouge libyen ont évacué 18 ressortissants étrangers qui souhaitaient quitter l’hôpital pour se rendre dans un lieu plus sûr, à Harawa, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Syrte.
-

Les membres du personnel de l’hôpital d’origine étrangère ainsi que les ressortissants étrangers qui s’étaient réfugiés dans le bâtiment n’avaient plus eu de contacts avec leur famille depuis le début des violents combats à Syrte. Le CICR leur a fourni un téléphone satellite pour qu’ils puissent communiquer directement avec leurs proches qui souvent ne savaient pas s’ils étaient encore en vie, ce qui a donné lieu à d’intenses moments d’émotion.
-

Cet enfant était à l’hôpital avec sa famille. Ils ont décidé de se rendre dans un lieu plus sûr à l’est de Syrte avec l’aide des volontaires du Croissant-Rouge libyen.
Les armes sont interdites à bord des véhicules de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge.
-

Ce jeune homme nécessitait une opération. Il a été évacué vers un hôpital de Tripoli.
-

Ce patient attendait avec impatience de pouvoir quitter l’hôpital Ibn Sina avant que son état ne se détériore. Pendant son transfert, il a exprimé son soulagement et sa gratitude.
-

Grièvement blessé, ce patient a été évacué par un camion du CICR et va maintenant être héliporté vers un hôpital de Tripoli.
-

Les membres du personnel médical restés à l'hôpital ont fait ce qu'ils ont pu pour prodiguer des soins de santé de base aux patients en attente d'une intervention chirurgicale. En collaboration avec des délégués « santé » du CICR, ils ont sélectionné les patients qui devaient être évacués de toute urgence.
-

Faute d'eau et d'électricité, les conditions sanitaires dans l'hôpital s'étaient détériorées. D'innombrables lits encombraient les couloirs et l'entrée de l'établissement. L'état des patients dont les blessures s'étaient infectées était particulièrement préoccupant compte tenu des difficultés à assurer la propreté des matelas.
-

En raison de l'insécurité, les ambulances de l'hôpital ne pouvaient pas circuler. Le CICR a évacué la plupart des blessés par camion. Chaque camion peut transporter jusqu'à huit patients sur des civières.
-

Le transfert des patients du camion du CICR dans l'hélicoptère était la dernière étape avant un vol d'une heure jusqu'à Tripoli.
-

Les proches de certains blessés les attendaient à Tripoli. À bord de l'hélicoptère, les patients couchés sur des civières ou assis avaient hâte d'arriver à destination.

