Pakistan : le relèvement s’amorce par 50°C
26-07-2011 Collection de photos
Nombreux sont les habitants des communautés sinistrées du nord de la province du Sindh à penser qu'on s'est très peu préoccupé du drame qu’ils ont vécu. Si près d'une année s’est écoulée depuis les inondations dévastatrices qui les ont frappés, ce n'est qu’aujourd'hui, avec l'arrivée des secours du CICR et du Croissant-Rouge du Pakistan, qu’ils peuvent réellement songer à retourner sur leurs terres et à planter le riz d’été. Sitara Jabeen, du CICR, s’est rendue à Garhi Khairo, une ville où l'institution a commencé ses premières distributions de fournitures agricoles.
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Garhi Khairo est située au milieu de vastes plaines brunes parsemées de buissons verdoyants, dans le district de Jacobabad (province du Sindh), en plein centre du Pakistan. Elle est connue comme étant l’endroit le plus chaud d'Asie du Sud : le mercure y dépasse parfois les 50°C. En dépit de l’aridité du climat, l’agriculture était la principale activité de la population locale avant les inondations dévastatrices de 2010.
© CICR / J. Ahmed
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Garhi Khairo est située au milieu de vastes plaines brunes parsemées de buissons verdoyants, dans le district de Jacobabad (province du Sindh), en plein centre du Pakistan. Elle est connue comme étant l’endroit le plus chaud d'Asie du Sud : le mercure y dépasse parfois les 50°C. En dépit de l’aridité du climat, l’agriculture était la principale activité de la population locale avant les inondations dévastatrices de 2010.
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Près d’un après les pires inondations que le pays ait connues, la vie retrouve peu à peu son cours normal à Garhi Khairo, même si la plupart des constructions portent encore les stigmates de la catastrophe et que certaines parties de la ville sont toujours submergées.
© CICR / S. Jabeen
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Près d’un après les pires inondations que le pays ait connues, la vie retrouve peu à peu son cours normal à Garhi Khairo, même si la plupart des constructions portent encore les stigmates de la catastrophe et que certaines parties de la ville sont toujours submergées.
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Les flots qui ont envahi la région de Garhi Khairo ont charrié une quantité impressionnante de poissons de toutes tailles. Beaucoup sont mort asphyxiés dans les innombrables mares qui s’assèchent peu à peu en raison de l’évaporation favorisée par les températures élevées. L’odeur de pourriture vient ajouter aux nombreuses difficultés auxquelles est déjà confrontée la population.
© CICR / J. Ahmed
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Les flots qui ont envahi la région de Garhi Khairo ont charrié une quantité impressionnante de poissons de toutes tailles. Beaucoup sont mort asphyxiés dans les innombrables mares qui s’assèchent peu à peu en raison de l’évaporation favorisée par les températures élevées. L’odeur de pourriture vient ajouter aux nombreuses difficultés auxquelles est déjà confrontée la population.
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Adaptée aux mauvaises routes et aux pistes, les charrettes tirées par un âne restent le moyen de locomotion le plus ancien et le plus utilisé dans la région de Garhi Khairo. Elles transportent des personnes aussi bien que des marchandises, et constituent un réel atout en toutes circonstances.
© CICR / J. Ahmed
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Adaptée aux mauvaises routes et aux pistes, les charrettes tirées par un âne restent le moyen de locomotion le plus ancien et le plus utilisé dans la région de Garhi Khairo. Elles transportent des personnes aussi bien que des marchandises, et constituent un réel atout en toutes circonstances.
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Avec les inondations, la vie s’est comme arrêtée, et aujourd’hui, c’est un avenir incertain qui s’offre à beaucoup, aux enfants, en particulier. Quand elles ne les ont pas emportées, les eaux ont gravement endommagé les habitations et les réserves de nourriture ; les troupeaux sont, quant à eux, partiellement ou totalement décimés. Dans ces conditions, la plupart des gens ne se préoccupent guère de l’absence d’écoles dans la région.
© CICR / S. Jabeen
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Avec les inondations, la vie s’est comme arrêtée, et aujourd’hui, c’est un avenir incertain qui s’offre à beaucoup, aux enfants, en particulier. Quand elles ne les ont pas emportées, les eaux ont gravement endommagé les habitations et les réserves de nourriture ; les troupeaux sont, quant à eux, partiellement ou totalement décimés. Dans ces conditions, la plupart des gens ne se préoccupent guère de l’absence d’écoles dans la région.
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Réputée pour ses mangues et ses dattes de qualité, la province du Sindh gagne encore plus à être connue pour l'hospitalité de ses habitants. Pour preuve, le formidable accueil qu’on nous a réservé à notre arrivée chez Mai Pari, dans le village d’Allahabad. En dépit de la chaleur caniculaire, la famille nous a reçus avec des sourires radieux allant droit au cœur.
© CICR / J. Ahmed
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Réputée pour ses mangues et ses dattes de qualité, la province du Sindh gagne encore plus à être connue pour l'hospitalité de ses habitants. Pour preuve, le formidable accueil qu’on nous a réservé à notre arrivée chez Mai Pari, dans le village d’Allahabad. En dépit de la chaleur caniculaire, la famille nous a reçus avec des sourires radieux allant droit au cœur.
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Mai Pari est une femme très courageuse. Veuve de longue date, elle a pourvu seule aux besoins de ses six enfants – quatre garçons et deux filles aujourd'hui tous mariés – en cultivant du riz et en vendant le lait de ses buffles. Avant les inondations, Mai vivait avec ses petits-enfants dans son ancienne ferme, qu’elle partageait avec son plus jeune fils et sa famille.
© CICR / J. Ahmed
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Mai Pari est une femme très courageuse. Veuve de longue date, elle a pourvu seule aux besoins de ses six enfants – quatre garçons et deux filles aujourd'hui tous mariés – en cultivant du riz et en vendant le lait de ses buffles. Avant les inondations, Mai vivait avec ses petits-enfants dans son ancienne ferme, qu’elle partageait avec son plus jeune fils et sa famille.
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Mai Pari nous raconte que les habitants n'ont été prévenus que deux heures seulement avant que les flots n’envahissent leur village. La famille a fui sans rien emporter, ou presque. Un mur d’eau de plus de deux mètres de hauteur s’est abattu sur les habitations, qui n'ont pour la plupart pas résisté. Mai et ses proches vivent aujourd’hui dans l’abri de fortune qu’ils se sont construit, et qui sert également d’abri pour le bétail.
© CICR / S. Jabeen
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Mai Pari nous raconte que les habitants n'ont été prévenus que deux heures seulement avant que les flots n’envahissent leur village. La famille a fui sans rien emporter, ou presque. Un mur d’eau de plus de deux mètres de hauteur s’est abattu sur les habitations, qui n'ont pour la plupart pas résisté. Mai et ses proches vivent aujourd’hui dans l’abri de fortune qu’ils se sont construit, et qui sert également d’abri pour le bétail.
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Le CICR a été la première organisation internationale à pouvoir atteindre la région de Garhi Khairo, encore en partie recouverte par les flots, deux mois après la catastrophe survenue en août 2010.
© CICR / J. Ahmed
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Le CICR a été la première organisation internationale à pouvoir atteindre la région de Garhi Khairo, encore en partie recouverte par les flots, deux mois après la catastrophe survenue en août 2010.
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En partenariat avec le Croissant-Rouge du Pakistan, le CICR a fourni par deux fois des vivres et des articles de première nécessité à plus de 224 000 victimes des inondations dans la région de Garhi Khairo. Les deux institutions distribuent aujourd'hui des semences et des outils à 28 000 familles pour les aider à redémarrer leurs activités agricoles.
© CICR / J. Ahmed
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En partenariat avec le Croissant-Rouge du Pakistan, le CICR a fourni par deux fois des vivres et des articles de première nécessité à plus de 224 000 victimes des inondations dans la région de Garhi Khairo. Les deux institutions distribuent aujourd'hui des semences et des outils à 28 000 familles pour les aider à redémarrer leurs activités agricoles.
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Le CICR est à peine arrivé à l’endroit où il va entreprendre ses distributions que des gens commencent à affluer. Sous un ciel sans nuages et un soleil de plomb, des kits agricoles comprenant des semences de riz, des engrais et des outils aratoires sont rapidement assemblés pour être distribués aux agriculteurs ravis et impatients de reprendre leurs activités dans les champs.
© CICR / J. Ahmed / v-p-pk-e-01247
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Le CICR est à peine arrivé à l’endroit où il va entreprendre ses distributions que des gens commencent à affluer. Sous un ciel sans nuages et un soleil de plomb, des kits agricoles comprenant des semences de riz, des engrais et des outils aratoires sont rapidement assemblés pour être distribués aux agriculteurs ravis et impatients de reprendre leurs activités dans les champs.
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Nishad Butt, l’infatigable chef de l’équipe du CICR, motive ses troupes dans la chaleur oppressante qui règne sur le site de distribution. « J’ai passé 16 ans de ma vie dans un camp de réfugiés, lorsque ma famille a quitté la partie indienne du Cachemire », explique les yeux brillants ce montagnard cachemiri, quand je lui demande comment il fait pour supporter des conditions aussi pénibles. « J’ai moi aussi été une victime, et ça me donne une motivation à toute épreuve. »
© CICR / J. Ahmed
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Nishad Butt, l’infatigable chef de l’équipe du CICR, motive ses troupes dans la chaleur oppressante qui règne sur le site de distribution. « J’ai passé 16 ans de ma vie dans un camp de réfugiés, lorsque ma famille a quitté la partie indienne du Cachemire », explique les yeux brillants ce montagnard cachemiri, quand je lui demande comment il fait pour supporter des conditions aussi pénibles. « J’ai moi aussi été une victime, et ça me donne une motivation à toute épreuve. »
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Mai Pari et son plus jeune fils sont également venus à la distribution. Les secours qu’ils ont reçus chargés sur un camion, ils s’apprêtent à rentrer chez eux avec leurs voisins.
© CICR / J. Ahmed
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Mai Pari et son plus jeune fils sont également venus à la distribution. Les secours qu’ils ont reçus chargés sur un camion, ils s’apprêtent à rentrer chez eux avec leurs voisins.
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Bravant allégrement la chaleur étouffante de la mi-journée, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les habitants saluent l’arrivée du convoi d’aide, qui est pour eux une véritable lueur d’espoir. Le processus de relèvement s’amorcera réellement dans quelques semaines avec l’arrivée, cette fois, des eaux d’irrigation de l’Indus.
© CICR / J. Ahmed / v-p-pk-e-01249
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Bravant allégrement la chaleur étouffante de la mi-journée, c’est avec beaucoup d’enthousiasme que les habitants saluent l’arrivée du convoi d’aide, qui est pour eux une véritable lueur d’espoir. Le processus de relèvement s’amorcera réellement dans quelques semaines avec l’arrivée, cette fois, des eaux d’irrigation de l’Indus.
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Les habitants de la région étant pour la plupart analphabètes et ne parlant que la langue locale, Nishad a été d’une aide précieuse pour recueillir leurs témoignages. Les membres de son équipe et les volontaires de la Société nationale ont eu beaucoup de difficultés à communiquer avec les bénéficiaires de l'opération – un défi de plus venu s’ajouter aux nombreux autres auxquels ils ont été confrontés ces dix derniers mois.
Je repars de Garhi Khairo au soleil couchant, laissant derrière moi des champs de tournesols en fleur, émerveillée par la volonté des habitants d’aller de l’avant et du formidable esprit de ces humanitaires à l’œuvre sur le terrain.
© CICR / J. Ahmed
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Les habitants de la région étant pour la plupart analphabètes et ne parlant que la langue locale, Nishad a été d’une aide précieuse pour recueillir leurs témoignages. Les membres de son équipe et les volontaires de la Société nationale ont eu beaucoup de difficultés à communiquer avec les bénéficiaires de l'opération – un défi de plus venu s’ajouter aux nombreux autres auxquels ils ont été confrontés ces dix derniers mois.
Je repars de Garhi Khairo au soleil couchant, laissant derrière moi des champs de tournesols en fleur, émerveillée par la volonté des habitants d’aller de l’avant et du formidable esprit de ces humanitaires à l’œuvre sur le terrain.

