Pakistan : prendre en charge les personnes atteintes d'une lésion de la moelle épinière
17-10-2011 Collection de photos
Sans traitement approprié, les personnes atteintes d’une lésion de la moelle épinière subissent des souffrances inutiles et font souvent l’expérience de l'exclusion, associée à une mauvaise alimentation et à des conditions de logement inadéquates. Les centres de réadaptation physique sont donc essentiels. Le CICR a fondé d'abord le centre pour paraplégiques de Hayatabad en 1983 pour traiter les personnes blessées lors de la guerre soviétique en Afghanistan. De tels centres n’existaient pas en Asie du Sud à l'époque, et le nombre de patients atteints de lésions de la moelle épinière liées au conflit était en augmentation. Avec le temps, le centre a commencé à admettre des patients pakistanais et afghans. Il est actuellement géré par le ministère pakistanais de la Santé, avec l'aide financière et pratique du CICR.
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Le centre pour paraplégiques de Hayatabad comprend trois salles, une unité de soins intensifs, des installations de physiothérapie et de psychothérapie et une salle à manger. Les patients séjournent jusqu'à trois mois au centre où ils suivent notamment un programme d’entraînement physique. -

Environ 25% des patients sont des femmes qui ont subi une lésion de la moelle épinière suite à des balles et des accidents. Outre le traitement pour leurs blessures, les patients suivent des cours dans diverses disciplines (par exemple, cuisine et fabrication d'articles décoratifs).
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Cette housse de coussin a été fabriquée par une femme du centre.
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Le sport n’est pas seulement un amusement, il encourage aussi les patients à se déplacer et a une valeur thérapeutique. Ces fauteuils roulants spécialement conçus pour le sport permettent aux patients de pratiquer divers sports, comme par exemple le basket-ball. En 2011, le CICR a fourni dix fauteuils roulants de ce type au centre. L'institution a également accepté de fournir 200 à 300 fauteuils roulants à usage général par an aux patients qui quittent le centre pour rentrer chez eux.
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L’atelier du centre fabrique des dispositifs pour soutenir diverses parties du corps et aider les gens à se déplacer. Le CICR fera part de son expérience et transmettra sa technologie pour aider l'atelier à fabriquer des produits modernes et de qualité. -
Muhammad Raziq s’est fracturé la colonne vertébrale lors d’une chute il y a deux ans. Il se trouve au centre depuis septembre 2011 et est heureux des soins qui lui sont dispensés. « J'ai été opéré il y a deux ans, mais même après l’opération, je ne pouvais toujours pas bouger. J'ai donc décidé de venir au centre, après en avoir entendu parler à la radio. Ils me prennent gratuitement en charge, me nourrissent et m’hébergent. » -

Muhammad est traité par le docteur Ainy. « Nous recevons souvent des patients qui ne peuvent absolument pas bouger », explique t-il. « Ils sont extrêmement déprimés, avec peu ou pas d'espoir de revivre normalement. Après quelques semaines de traitement, ils quittent le centre avec une aide à la marche ou un fauteuil roulant. Ils regagnent progressivement confiance et reprennent dès que possible des activités normales. »
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Le centre continue de s’occuper des patients après leur départ, effectue un suivi mensuel des visites pendant six mois (maximum). Le personnel du centre se déplace beaucoup pour suivre l’état des patients. En septembre, le CICR a fait don d'un véhicule au centre pour qu’il puisse accélérer cette action capitale de suivi.

