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Femmes déplacées par la guerre : faire face à l'adversité

01-03-2010 Collection de photos

Le CICR profite de la Journée internationale de la femme pour attirer l’attention sur les femmes déplacées. Son but est de faire entendre la voix de femmes qui ont réagi activement à leur sort, et qui ont révélé leur force et leur résilience en surmontant des souffrances effroyables, pour finalement s’en trouver renforcées.

  • Villageois en Géorgie, près de l’Ossétie du Sud, en 2008.
    • Villageois en Géorgie, près de l’Ossétie du Sud, en 2008.
      © CICR / VII / A. Kratochvil / v-p-ge-e-00538

    Imaginez la douleur que l’on ressent lorsque l’on doit, en raison d’un conflit, quitter la sécurité de son foyer et de sa famille, comme ont dû le faire ces villageois en Géorgie, près de l’Ossétie du Sud, en 2008. Tout à coup, même les personnes agées et les infirmes devaient assurer leur propre survie.

  • Une femme déplacée par les combats dans le Nord-Kivu reçoit des vivres distribués par le CICR.
    • Une femme déplacée par les combats dans le Nord-Kivu reçoit des vivres distribués par le CICR.
      © CICR / O. Miltcheva / v-p-cd-e-00846

    Une femme déplacée par les combats dans le Nord-Kivu reçoit des vivres distribués par le CICR.

    Les femmes sont chargées de satisfaire les besoins alimentaires de leur famille. De façon à garantir la sécurité et la facilité d’accès des distributions de vivres, il est crucial de les consulter au sujet du type et de la quantité de nourriture à distribuer, et de l’emplacement des points de distribution. Sinon, on pourrait nuire à la qualité et à l’efficacité de l’assistance.

  • Rocío (à gauche) et sa belle-sœur ont fui de chez elles dans le département de Putumayo, en Colombie, frappé par le conflit.
    • Rocío (à gauche) et sa belle-sœur ont fui de chez elles dans le département de Putumayo, en Colombie, frappé par le conflit.
      © CICR / VII / v-p-co-e-00496

    Rocío (à gauche) et sa belle-sœur ont fui de chez elles dans le département de Putumayo, en Colombie, frappé par le conflit, après avoir été menacées par un groupe armé. Elles vivent des revenus qu’elles tirent de leur élevage de poulets en attendant de trouver un nouveau foyer.

  • Rosa travaille comme ouvrière agricole pour se nourrir, et nourrir en plus un orphelin de 15 ans.
    • Rosa travaille comme ouvrière agricole pour se nourrir, et nourrir en plus un orphelin de 15 ans.
      © CICR / VII / R. Haviv / v-p-cd-e-00953

    La guerre en République démocratique du Congo a forcé Rosa, 25 ans, à fuir de son foyer à plusieurs reprises et a provoqué la mort de ses parents et de ses deux frères. Ayant survécu à ces épreuves, Rosa travaille comme ouvrière agricole pour se nourrir, et nourrir en plus un orphelin de 15 ans.

  • En Colombie, le CICR aide les personnes déplacées à obtenir accès aux soins de santé.
    • En Colombie, le CICR aide les personnes déplacées à obtenir accès aux soins de santé.
      © CICR / v-p-co-e-00636

    Lorsqu’une femme est déplacée, le traumatisme de son expérience, ses blessures liées au conflit ou les violences sexuelles subies accroîtront inévitablement ses besoins en soins de santé. Cependant, le déplacement l’empêche parfois d’avoir accès à des soins de santé de qualité au moment où elle en a le plus besoin.

    Dans les régions reculées de Colombie exposées au conflit, le CICR aide les personnes déplacées, notamment les femmes, à obtenir accès aux soins de santé en les orientant vers des centres de santé adéquats.

  • Une Bédouine et sa famille survivent dans un camp près d’une station de traitement des eaux usées à Gaza.
    • Une Bédouine et sa famille survivent dans un camp près d’une station de traitement des eaux usées à Gaza.
      © CICR / VII / T. Domaniczky / v-p-il-e-01747

    Une Bédouine et sa famille, qui ont perdu tous leurs biens à cause d’actes de violence des colons, survivent dans un camp près d’une station de traitement des eaux usées à Gaza.

    Les femmes déplacées doivent exploiter les ressources disponibles dans des environnements durs afin de trouver des vivres et des abris pour elles-mêmes et les personnes qui sont à leur charge.

  • Une femme prépare un repas dans un camp à Gardasin, dans le nord de l’Irak, qui abrite quelque 1 000 personnes déplacées, dont trois quarts de femmes et d’enfants.
    • Une femme prépare un repas dans un camp à Gardasin, dans le nord de l’Irak, qui abrite quelque 1 000 personnes déplacées, dont trois quarts de femmes et d’enfants.
      © CICR / v-p-iq-e-00599

    Une femme prépare un repas dans un camp à Gardasin, dans le nord de l’Irak, qui abrite quelque 1 000 personnes déplacées, dont trois quarts de femmes et d’enfants.

    Il est rare que les femmes déplacées parlent ouvertement de leurs besoins spécifiques, qui sont par conséquent souvent insatisfaits. Afin de s’assurer que les femmes ne sont ni négligées, ni exploitées, le CICR les associe de plus en plus à la planification, à la mise en œuvre et à l’évaluation de ses programmes.

  • Lorsque les combats ont éclaté, Hasniyye a fui de son foyer dans un camp de réfugiés au Liban pour un autre camp.
    • Lorsque les combats ont éclaté, Hasniyye a fui de son foyer dans un camp de réfugiés au Liban pour un autre camp.
      © CICR / VII / P. Pagetti / v-p-lb-e-01171

    Lorsque les combats ont éclaté, Hasniyye a fui de son foyer dans un camp de réfugiés au Liban pour un autre camp. Malgré la perte douloureuse de son fils et de son mari, elle essaie de trouver la force de continuer.

  • Une femme surveille ses enfants dans un camp pour personnes déplacées aux Philippines.
    • Une femme surveille ses enfants dans un camp pour personnes déplacées aux Philippines.
      © CICR / VII / J. Nachtwey / v-p-ph-e-00203

    Une femme surveille ses enfants dans un camp pour personnes déplacées, après avoir fui les actes de violence sur l’île de Mindanao, aux Philippines.

    Les femmes déplacées souffrent énormément de devoir assurer leur propre survie et celle de leur famille, et du traumatisme causé par leurs pertes.

  • Une femme dans un camp pour déplacés internes, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, au Pakistan, va chercher de l’eau.
    • Une femme dans un camp pour déplacés internes, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, au Pakistan, va chercher de l’eau.
      © CICR / A. Majeed / v-p-pk-e-00648

    En étant séparée de son mari, une femme peut avoir plus de difficultés à se débrouiller s’il est culturellement inacceptable qu’elle soit vue en public sans être accompagnée d’un homme de sa famille.

    Une femme dans un camp pour déplacés internes, dans la province de la Frontière du Nord-Ouest, au Pakistan, va chercher de l’eau.

  • Une déléguée du CICR s’entretient avec une femme dans un camp pour déplacés internes au Pakistan
    • Une déléguée du CICR s’entretient avec une femme dans un camp pour déplacés internes au Pakistan
      © CICR / M. Von Bergen / v-p-pk-e-00778

    En étant séparées de leur famille et de leur communauté, les femmes sont privées des réseaux de soutien dont elles dépendent pour leur alimentation et le partage des ressources.

    Une déléguée du CICR s’entretient avec une femme dans un camp pour déplacés internes au Pakistan afin de l’aider à rétablir des liens avec sa famille.

  • Cette femme gère une entreprise de fabrication de matelas pour faire vivre sa famille à Grozny.
    • Cette femme gère une entreprise de fabrication de matelas pour faire vivre sa famille à Grozny.
      © CICR / V. Louis / v-p-ru-e-00480

    Cette femme et sa famille ont perdu leur foyer à Grozny en 2000 lorsqu’ils sont partis en Ingouchie pour fuir les combats. Ils sont revenus à Grozny en 2004. Elle est la seule à toucher un revenu ; elle gère une entreprise de fabrication de matelas pour faire vivre sa famille de six personnes, son mari étant infirme suite à un accident de voiture.

    Privées des sources de revenus traditionnelles, les femmes déplacées sont contraintes d’adopter de nouveaux rôles – en défiant souvent les règles sociales – pour gagner de l’argent et nourrir leur famille.

  • De retour dans son village, Mariam cultive des légumes à l’aide de semences et d’outils fournis par le CICR.
    • De retour dans son village, Mariam cultive des légumes à l’aide de semences et d’outils fournis par le CICR.
      © CICR / P. Yazdi / v-p-sd-e-02400

    Mariam a tout perdu lorsqu’elle a fui de son village au Darfour pour échapper aux combats. Aujourd’hui, de retour dans son village, elle cultive des légumes à l’aide de semences et d’outils fournis par le CICR, et remet de l’ordre dans sa vie. Si on l’écoutait, son village créerait une école pour les enfants.

    Lorsque les femmes déplacées expriment directement leurs préoccupations, leurs opinions et leurs priorités sont souvent différentes de celles des hommes qui prétendent parler en leur nom. La vision des femmes permet de mieux répondre aux besoins de la population en général.

  • Femmes déplacées dans le centre de la Somalie.
    • © CICR / P. Yazdi / v-p-so-e-00427

    Dans la région de Galgadud, dans le centre de la Somalie, la vie des femmes déplacées est une lutte de tous les instants. Elles doivent parcourir de longues distances à pied pour trouver de l’eau, de la nourriture, du bois pour le feu, des médicaments et autres produits essentiels.

    En collaboration avec le Croissant-Rouge de Somalie, le CICR distribue des vivres, du matériel de construction pour les abris, des ustensiles de cuisine, des vêtements, des nattes, des couvertures et des jerrycans à des milliers de personnes dans le pays. Il fournit en outre de l’eau, et dispense des soins de santé primaires et des soins médicaux.

  • Des femmes consultent un centre de soins de santé construit par le CICR dans le camp d’Arkoum, en bordure de la frontière tchado-soudanaise.
    • Des femmes consultent un centre de soins de santé construit par le CICR dans le camp d’Arkoum, en bordure de la frontière tchado-soudanaise.
      © CICR / T. Gassmann / v-p-td-e-00469

    La vie dans un camp ou dans une communauté de déplacés internes peut offrir une sécurité relative aux femmes déplacées. Mais l’intimité est réduite en raison de l’extrême proximité de centaines d’autres personnes et les femmes peuvent rencontrer des problèmes de santé, courant notamment un risque accru de subir des violences sexuelles.

    Des femmes consultent un centre de soins de santé construit par le CICR dans le camp d’Arkoum, qui abrite plus de 10 000 personnes déplacées en bordure de la frontière tchado-soudanaise. Le centre, qui reçoit de l’organisation des médicaments et des fournitures de base, offre des services de santé généraux et des soins obstétriques, et administre des vaccins.

  • Cette femme cache la force qui l’a manifestement aidée à survivre aux épreuves qu’elle a surmontées en étant déplacée au Yémen.
    • Cette femme cache la force qui l’a manifestement aidée à survivre aux épreuves qu’elle a surmontées en étant déplacée au Yémen.
      © CICR / B. Maver / v-p-ye-e-00713

    L’apparente fragilité de cette femme cache la force qui l’a manifestement aidée à survivre aux épreuves qu’elle a surmontées en étant déplacée, comme 150 000 autres personnes, par les combats au Yémen. Elle fait partie des milliers de bénéficiaires des secours que le CICR distribue aux déplacés internes avec le concours du Croissant-Rouge du Yémen.


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Dernière mise à jour: 16-05-11