Rwanda 1994 : jours d'horreur, instants d'espoir
30-03-2004 Collection de photos
D’avril à juillet 1994, la population du Rwanda a vécu un cauchemar, auquel des centaines de milliers de personnes n’ont pas survécu. Sélection de photos de Claude Gluntz, du magazine suisse L’Illustré, et de Thierry Gassmann, Josué Anselmo et Patrick Fuller, collaborateurs du CICR.
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En avril 1994, alors que la communauté internationale concentre toute son attention sur l’ex-Yougoslavie et l’Afrique du Sud, la violence éclate au « pays des mille collines », en Afrique centrale, avec une intensité et une rapidité incroyables.
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La radio incitant les habitants à tuer leurs voisins, les gens prennent la fuite en emportant ce qu’ils peuvent, dans un sauve-qui-peut général. Pour nombre d’entre eux, cette fuite va durer des mois.
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À Kigali, au plus fort du génocide, le CICR aménage un hôpital de fortune dans l’enceinte de la délégation, pour ceux qui réussissent à y arriver…
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Ils fuient, espérant ainsi échapper aux hommes armés de machettes et de couteaux. Souvent, les plus faibles tombent et restent sur le côté de la route.
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Cherchant désespérément de l’aide, les réfugiés arrivent dans des endroits qui ne sont absolument pas équipés pour les accueillir.
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Puis d’autres prennent la fuite à leur tour, craignant des représailles. Ils vont en République démocratique du Congo (alors, le Zaïre), en Tanzanie… Une marée humaine d’une ampleur difficilement imaginable.
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Dans la précipitation, des familles sont dispersées et des enfants restent seuls, désorientés et terrifiés, comme ce petit garçon de 7 ans.
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Faire en sorte que les enfants retrouvent les proches dont ils ont été séparés constitue une autre tâche monumentale pour l’institution.
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Les prisons qui avaient été vidées de leurs occupants ont recommencé à se remplir avec l’arrivée des nouvelles autorités. Le CICR visite les personnes détenues, les enregistre, les met en contact avec leurs proches, veillant ainsi à ce qu’elles restent en vie…
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Dans les camps au Zaïre, quelque 40 000 enfants non accompagnés sont enregistrés en 1994. Chaque semaine, une dizaine d’entre eux est réunie avec sa famille.
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La situation est similaire en Tanzanie. Cette petite fille vient de retrouver son petit frère.
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Après ces événements tragiques, le bonheur est parfois aussi difficile à vivre que le malheur… Une mère (à gauche) est réunie avec sa fille et serre dans ses bras la femme qui a pris soin de l’enfant.

